1. À la vie, à l'amour, à la mort


    Datte: 08/03/2022, Catégories: fh, jeunes, amour, cérébral, revede, odeurs, pénétratio, prememois, Auteur: Onyx31, Source: Revebebe

    ... visage, chaque choc d’obus le fait sursauter en laissant s’échapper un couac.
    
    Une fois le morceau fini, il recommence. Azra me glisse à l’oreille que c’est le seul morceau qu’il connaît et qu’il fait cela à chaque bombardement, quand il a trop peur. Après trois ou quatre reprises, il s’arrête et retourne contre sa mère.
    
    Azra pose sa tête contre mon épaule. À chaque explosion, elle tressaille et se colle un peu plus contre moi. Je sens la chaleur de ses larmes couler contre ma peau.
    
    Je ne vaux pas mieux : je suis pris d’une peur panique que j’essaie de dissimuler tant bien que mal. Mourir là, enseveli, me terrifie. Je n’oublierai jamais ce jour maudit, le 23 juillet dernier où 3777 tirs d’obus ont fait d’innombrables victimes jusque dans les caves. Je prie pour que ce bombardement infernal s’arrête. Mais, paradoxalement, il y a cette fille magnifique qui se blottit un peu plus contre moi, à chaque impact, et ça, je voudrais que cela dure indéfiniment.
    
    Je me réveille en sursaut.
    
    Silence.
    
    Le bombardement semble terminé et nous sommes toujours vivants. La bougie est éteinte, tout est noir autour de moi. J’entends juste des ronflements, certainement Andrej.
    
    Azra est toujours contre moi et sa respiration régulière me rassure. Je n’ose remuer afin de la laisser dormir, mais mon bras ankylosé me fait mal. J’essaie de le bouger un peu, tout doucement. Pas de chance, je l’ai réveillée.
    
    Elle me lâche, s’allonge sur le matelas et tire la couverture à elle. Je la ...
    ... rejoins et elle vient se coller contre moi, son bras entourant mes épaules.
    
    Je suis bien.
    
    Je sens son souffle chaud sur ma nuque, mais surtout, deux pointes dans mon dos. Ça y est, mon imagination s’emballe. J’essaie de visualiser ses seins, comment sont-ils ? À part ceux de ma mère, que j’ai entraperçus quelques fois, je n’en ai jamais vus. Enfin, en vrai. Car, avant la guerre, j’ai bien lu quelques revues pornos que s’échangeaient les plus grands. Les femmes y avaient des poitrines énormes dans lesquelles je rêvais d’enfouir ma tête. Mais les siens, quelle forme ont-ils ? Porte-t-elle un soutien-gorge ? Quelle texture ont-ils ? J’aimerais tant les caresser et les embrasser.
    
    Merde, je bande comme un âne. Je ne me rappelle même plus la dernière fois où cela m’est arrivé, pas mieux que la dernière fois où je me suis branlé. Avant la guerre, je suppose. Je me sens si bien dans ses bras.
    
    Non, je ne vais pas oser me masturber là, non, pas possible. Pourtant j’en ai terriblement envie.
    
    Et sa chatte, elle est comment ?
    
    Il me faut penser à autre chose, sinon je ne pourrais pas me retenir.
    
    Papa, où es-tu ? Cela fait si longtemps que nous n’avons pas eu de tes nouvelles. Es-tu toujours vivant ?
    
    J’y suis allé une fois, sur le front, il y a quelques mois, pour approvisionner en armes nos combattants. J’avoue que je ne comprends rien à cette putain de guerre. Pourquoi l’ONU nous livre des armes et des vivres, hein ? Pour nous laisser crever sous les bombes ? Sans ...
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