-
Atelier d'artisanat - 4
Datte: 02/08/2021, Catégories: mélo, Auteur: Passerose, Source: Revebebe
... venait proposer de revenir en bonne épouse, ni plus ni moins. — Et alors ; vous allez vous remettre ensemble ? — La solitude, c’est terrible sais-tu. J’ai bien failli me livrer, accepter. Mais dans l’état actuel du procès, j’ai trouvé prudent de ne pas prendre de décision. Rien ne presse. — Comment a-t-elle réagi ? — Je n’aurai qu’un signe à faire et elle accourra ! Je suis désormais son seul homme selon ses déclarations — Imagine quelle visite j’ai reçue de mon côté. — Pas vrai ? — Si, Gilles, en grande tenue, tout disposé à me revenir, plus amoureux qu’à nos débuts. Pour renouer en beauté, il prévoyait de m’emmener au bal ce soir. — As-tu besoin de plusieurs cavaliers ? Pourquoi es-tu venue m’inviter puisque Gilles se proposait de partager cette soirée avec toi ? — Gilles et Rose, est-ce le fait du hasard, ont le même avocat, à l’évidence ils ont reçu le même conseil : se rapprocher, renouer pour rendre nulles toutes les preuves qui pourraient nous faire gagner nos procès. — C’est exactement ce raisonnement qui m’a fait rester froid. Bon Dieu, que cela a été dur. Sylvie se colle à moi, ses deux bras entourent mon cou, son regard mouillé se plante dans mes yeux, sa bouche s’empare de mes lèvres. Oui, cela a été dur ; pour elle comme pour moi. Et soudain, ce long baiser, très doux, très long c’est une délivrance. La mélancolie, les regrets, sur le champ, sont oubliés. Nous nous regardons étonnés, frappés par la foudre. — Qu’attendais-tu pour venir chez moi ? ...
... Je t’avais dit que si tu étais seul, je serais là. Ça fait si longtemps que j’espérais ? Je ne te plais pas ? — Au contraire, tu es si belle. Trop belle pour moi. Je n’ai pas osé prétendre que tu t’intéresserais à moi. Et puis j’avais un deuil à faire. — Oh ! Le sot timide. Pendant que je me languissais, il avait peur. C’est pas vrai, c’est pas possible. Trop belle pour lui ! Et quoi encore ? Approche. Et c’est reparti pour un tour : pour rien au monde je ne donnerais ma place. Elle m’insuffle cette assurance qui me manquait, la chape de timidité s’évanouit et cette fois je donne autant que je reçois dans cet échange. Toutes les barrières sautent, le salon en est illuminé. Le paradis, ça doit être ça. — Eh ! Bien, dis donc. Tout ça couvait en toi, tu te cachais. Tu peux avoir confiance en toi, jamais personne ne m’a montré autant d’ardeur. J’adore t’embrasser. Encore. Je suis aussi insatiable qu’elle. Et ce corps pressé contre le mien me fait oublier toute décence. Quand malheureusement il faut se séparer, Sylvie a un sourire entendu. Elle a senti et elle sait ce qu’elle a éveillé chez le solitaire. Et ce n’est pas pour lui déplaire. — Allez, prépare-toi et viens me rejoindre chez moi dès que tu seras présentable. N’oublie pas de te raser ! Effectivement, j’ai négligé mon apparence depuis que Rose… Rose, le départ de Rose, l’absence de Rose, la possibilité du retour de Rose, Rose ici, Rose là. Le dernier piège de Rose. Mon deuil est terminé. — Paul, ce bal ...