1. Atelier d'artisanat - 4


    Datte: 02/08/2021, Catégories: mélo, Auteur: Passerose, Source: Revebebe

    (texte non corrigé)Résumé. Paul et Rose vivaient heureux. Gilles a brisé ce bonheur. L’infidélité de Rose conduit à son départ. Sylvie se sépare de Gilles. Elle souhaite trouver en Paul un homme fidèle.
    
    Tout semblait réglé. Or ce matin on sonne à la porte et je me retrouve face à l’acheteur qui a signé, il y a 6 jours, le compromis de vente de ma maison. Est-il si pressé de prendre possession des lieux ? Son air embarrassé m’intrigue. Nous prenons place, il tousse pour dégager sa voix et se jette à l’eau pour m’apprendre qu’il n’a pas obtenu le prêt relais nécessaire à l’achat de ma maison et qu’à regret il se trouve dans l’obligation de renoncer à son projet. Nous sommes dans les temps, le délais de rétractation est respecté et malgré ma déception, je ne peux que m’incliner devant la décision de ce retraité. Il répète combien la disposition de mon plain-pied lui plaisait, et je me sens obligé de le consoler.
    
    Voilà qui remet en cause toute ma situation. Un autre acheteur pourrait se présenter et je peux compter sur mon agence immobilière pour m’en présenter. Mais entre le moment où j’ai décidé de vendre et ce jour, je me suis souvent interrogé sur le bien fondé de ma décision. Quand j’ai confié la vente à cette agence, je sortais d’une rude épreuve. Je me retrouvais seul dans cette maison spacieuse, seul avec des souvenirs douloureux. Rose venait de me quitter, dans des circonstances lamentables dont les murs me semblaient avoir gardé la mémoire. En mettant en vente, ...
    ... avant même de connaître la décision d’un tribunal, j’avais voulu me séparer définitivement de tout ce qui m’avait déchiré le cœur. Après des débuts heureux, j’avais eu à traiter cette situation inattendue, inimaginable de l’irruption dans notre couple de Gilles, le moniteur de l’atelier d’artisanat. Surpris, ulcéré, j’avais paré au plus pressé. Avais-je bien géré les événements ? L’issue catastrophique de l’histoire m’avait plongé dans le doute. J’avais sacrifié au désir de maintenir mon couple certains de mes principes, notamment celui qui voulait que le mariage fût une union librement consentie de deux parties. À partir du moment où Rose marquait une préférence pour un autre homme, j’aurais dû peut-être lui accorder immédiatement la liberté de me quitter, sans essayer de lui prouver qu’elle se trompait.
    
    Combien de fois me suis-je demandé s’il n’aurait pas été plus judicieux de fermer les yeux dès le début. Si Gilles avait concrétisé lors de son premier cours à domicile, il se serait immédiatement lassé ou n’aurait pas tardé à le faire puisque son plan prévoyait une certaine Sophie. Rose abandonnée, renseignée par un mot de Gilles semblable à la lettre qu’il lui avait finalement laissée, aurait pu méditer sur l’événement, humiliée certes, mais sans témoins. Gilles l’aurait-il livrée à Alain Karim ou Maurice ?
    
    La leçon reçue de Gilles aurait pu être source de force pour résister à leur cour. Peut-être. À moins qu’elle ne l’ait livrée aux prédateurs. Et j’aurais encore dû ...
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