1. Atelier d'artisanat - 4


    Datte: 02/08/2021, Catégories: mélo, Auteur: Passerose, Source: Revebebe

    ... que fait-elle près de cette porte ? Pourquoi me regarde-t-elle comme si j’étais, quoi au juste ?
    
    — Sylvie, ne pleure pas, je t’en supplie. Tu sais que je t’aime.
    — Je ne savais pas que c’était si grave. Tu as douté de moi. Je t’ai fait si mal.
    — Ce n’est rien, rien. Calme, serre moi fort. Sèche tes larmes. Ce n’est rien, ce n’est rien.
    
    J’essaie de m’en persuader. Chaque fois que je dis rien, ses bras m’étreignent plus fort. Elle s’essuie les yeux dans mon tee shirt. On vient. Elle remet son soutien-gorge, tourne en rond dans la pièce, cherche, s’affole, ne trouve pas : sa tenue a disparu. Vengeance de Véro ou prise de guerre de Henri ? Nous ne saurons jamais. J’en ris
    
    — Ce n’est pas drôle ! Une tenue toute neuve. Aide-moi à marcher. J’avais oublié l’entorse, j’ai mal
    — Veux-tu que je te masse ?
    — Depuis quand es-tu masseur ? C’est nouveau. Tu perds la tête quand tu me vois. Il n’y a pas de raison qu’on se gêne. Paul, ici. Verse de l’huile et masse-moi !
    
    Je vérifie que nous sommes seuls, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ça… dit par une autre voix.
    
    Couchée sur le ventre, sans bretelles de soutien-gorge, lombaires dégagées jusqu’à, jusqu’aux pieds, Sylvie est secouée par un fou rire qui ne veut plus s’arrêter. Je fonce à la porte, tourne la pancarte sur OCCUPE, ferme et pousse le verrou.
    
    — Vous n’oublierez pas le genou, mon ami.
    
    Une table de massage, ça ne vaut pas un lit. Mais c’est tellement plus original.
    
    — Sylvie, tu es là. Je te rapporte ta tenue, je l’ai emportée par erreur.
    — Pardon, mon amour
    
    Je me détache en douceur, ouvre la porte dans l’état que vous devinez. Véro ouvre des yeux comme ça et murmure en me tendant le sac de Sylvie.
    
    — Compliments. À bientôt.
    
    La garce ne perd jamais le nord.
    
    Quand enfin notre fou-rire se calme, nous oublions l’incident dans une folle étreinte. Les craquements de la table nous font craindre le pire. Nous serons mieux chez nous
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