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Atelier d'artisanat - 4
Datte: 02/08/2021, Catégories: mélo, Auteur: Passerose, Source: Revebebe
... d’œil un peu partout, trouvait réussis mes derniers travaux de tapisserie, les nouveaux rideaux des portes étaient magnifiques, elle approuvait mes choix, mon bon goût en matière de décoration, rêvait de vivre dans ce cadre renouvelé. Il aurait suffit d’un mot ou d’un geste et nous nous serions retrouvés nus et enflammés dans notre lit. Ce jeune corps ardent m’attirait, j’allai l’embrasser, la caresser, la déshabiller. J’allais redécouvrir la poitrine légère, les pointes dressées de ses seins. Elle semblait avoir la même envie de sexe et d’affection. Ses yeux guettaient la montée de mon désir qu’elle attisait avec ses mouvements volontairement ondulants. — Je ne devrais pas te bousculer comme ça, mais tu me manques tellement et depuis si longtemps que je n’ai pas pu résister à l’envie de te revoir, malgré les recommandations de mon avocat. Ah ! voilà un brutal retour à la réalité : les recommandations des avocats. Le mien m’a recommandé de ne pas me réconcilier sous peine de voir tomber à l’eau toutes les preuves antérieures à une réconciliation… Et vlan, d’un mot, d’un seul elle vient de briser le doux rêve du retour de l’épouse égarée. J’aurais tué le veau gras, organisé une fête somptueuse. J’aurais oublié, tout oublié pour la retrouver. Elle voit ma contrariété. — Mais si tu vends la maison, ça ne tuera pas mon amour. Et s’il le faut je saurai attendre que tu me fasses signe. À ce moment tu me verras accourir. Désormais je n’aurai plus d’autre homme que toi. Je ...
... te fais un café ? Dans le buffet de cuisine elle déniche des galettes bretonnes et nous buvons ce café qu’elle a toujours su si bien doser. Ce corps souple qui danse à travers les pièces, cette femme que j’ai tant aimée, que je ne peux oublier, je serais heureux de la prendre dans mes bras, de l’embrasser avec avidité, de la prendre et de me donner à elle. Mon cœur bat comme fou mais ma raison crie AVOCAT. Rose demeure d’une bonne humeur inaltérable. Elle me raconte sa nouvelle vie professionnelle, son travail à temps plein comme chef de rayon vêtements dans la grande surface de la ville voisine, sa satisfaction de pouvoir subvenir à ses besoins et le plaisir qu’elle aurait à revenir en partenariat amoureux dans cette maison construite pour elle et pour moi. Elle étale tous ses atouts, joue cartes sur table, enjôleuse, envoûtante. Hélas pour elle, plus elle veut se vendre, moins j’ai envie d’acheter. Elle s’est emparée de mon fer à repasser et a terminé mon ouvrage tout en discutant. Si elle est déçue de ma retenue, elle n’en laisse rien voir et j’accepte de la ramener en voiture à son domicile. Le seul engagement que j’aie pris est de rester son ami et confident malgré la procédure de divorce en cours. À raison d’une rencontre par semestre cette promesse peut être tenue. Dans six mois notre divorce aura été prononcé. J’ai du mal à me remettre de la frustration que je me suis imposée. Si jamais un avocat me tombait entre les mains je l’étranglerais sur le champ. Crever ...