1. Atelier d'artisanat - 4


    Datte: 02/08/2021, Catégories: mélo, Auteur: Passerose, Source: Revebebe

    ... joliment décorée. Des voix proviennent d’une porte entr’ouverte sur ma gauche. Je reconnais celle de Sylvie et celle de son interlocuteur ne m’est pas totalement inconnue. La conversation semble assez vive.
    
    — Je te demande de me comprendre, dit Sylvie
    — Tu as facile à dire. Mets-toi à ma place. Tout à coup tu veux rompre, sans préparation. Tu es désolée et moi donc !
    
    Je dépose sur le guéridon de l’entrée mon bouquet. Ça ne se fait pas, mais la conversation me semble importante pour moi aussi : sur la pointe des pieds je m’approche de la porte. Ce doit être la chambre d’amis. Un lit surmonté d’un grand miroir occupe le fond à gauche. Le dialogue reprend de l’autre côté de la porte
    
    — Je croyais qu’on s’entendait bien depuis quelques mois. Chaque lundi nous faisions l’amour et tu me disais que je te plaisais. Tu m’as même dit que des trois c’était moi que tu préférais et que je remplacerais Marco le mercredi et Vincenzo le vendredi
    — Je sais, Rodrigo. Je t’assure je suis désolée, vous m’avez aidée à traverser cette difficile période.
    — Alors pourquoi nous jeter comme de vieilles chaussettes ? Moi au moins tu pourrais me garder.
    — Je viens de t’expliquer que j’ai rencontré l’homme de ma vie. Je l’aime, je lui ai juré fidélité, il m’aime : nous voulons vivre ensemble. Je te remercie pour tout ce que tu m’as donné, mais je ne peux plus vous recevoir.
    — Ça presse comme ça ? Attends, vous ne vivez pas ensemble ? Il habite ici ? Qui c’est celui-là ?
    — Peu importe, je ...
    ... l’aime, je ne veux appartenir qu’à lui et je sais qu’il est possessif et normalement jaloux.
    — Ecoute. S’il n’habite pas ici, si je passe une ou deux nuits avec toi par semaine, il n’en saura rien.
    — Mais nous avons l’intention d’habiter ensemble dans les prochains mois.
    
    Si c’est de moi qu’elle parle, mes affaires ont beaucoup avancé.
    
    — Il sera toujours temps d’aviser le moment venu.
    — Rodrigo, ne rends pas les choses plus difficiles. Je te répète que j’aime cet homme, que je veux continuer à l’aimer toute ma vie. Je n’ai pas l’intention de le tromper. Coucher avec toi en cachette ce serait le tromper
    — Mais il n’en saura rien. Laisse-moi le temps de m’habituer à cette séparation. Et pourquoi ne te marierais-tu pas avec moi ? Tu m’aimes bien, tu sais ce que je vaux au lit, je gagne bien ma vie, je suis célibataire et moi aussi je saurai être fidèle et jaloux si c’est-ce que tu aimes !
    — Tu ne veux pas comprendre. Nous avons passé du bon temps, mais j’étais libre. C’est fini, je ne le suis plus.
    — Il est si bien que ça ? Qui c’est donc ? Je le connais ? Oui ? Ne me dis pas que c’est l’autre cocu d’à côté.
    
    Si ! J’aurais dû m’en douter. Mais regarde-moi bien : moi je ne suis pas un cocu !
    
    Si j’ai bien entendu, quand on a l’esprit de partage, on n’est pas cocu : il suffit d’établir un roulement.
    
    — Il ne s’agit pas de ça ! Je te redis que j’aime mon Paul.
    — Depuis quand ? C’est tout neuf. Vincenzo m’a dit que vous aviez encore couché vendredi. D’ailleurs tu dis ...
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