1. Atelier d'artisanat - 4


    Datte: 02/08/2021, Catégories: mélo, Auteur: Passerose, Source: Revebebe

    ... jours.
    — Alors, ouvre tes oreilles, écoute bien. Je répète : JE NE VENDS PLUS. L’acheteur est venu me dire qu’il n’avait pas obtenu son prêt relais.
    — Quand est-il venu ?
    — Il y a une heure environ. Il renonce à l’achat. Demain j’avertis l’agence. Si tu le veux, tu embelliras à ton idée
    
    . Vraiment. C’est magnifique. Déballons mon panier. Je peux utiliser ta cuisine pour disposer le repas ?
    
    — Fais comme chez toi. Je te donne un coup de main.
    — Hum ! Tu es un célibataire méticuleux. Pas de vaisselle qui traîne, pas de miettes par terre : tu as une femme de ménage ?
    — Tu sais, il suffit de faire un peu attention. Je ne salis pas beaucoup.
    — Et ton linge ? Ton repassage ?
    — J’ai pris de bonnes habitudes, je me débrouille. La machine à laver et le sèche-linge n’ont pas de secret pour moi. Le repassage est un peu plus difficile, mais je m’en sors.
    — Je t’embauche.
    — Juste pour le ménage ?
    — Il faut que je réexamine cette nuit certaines de tes autres qualités
    
    Elle éclate de rire et me donne un avant-goût de ce que sera la nuit.
    
    Il ne faudra pas oublier de prévoir la sonnerie du réveil pour demain matin, que je puisse aller chez moi me préparer.
    
    Ce matin, j’ai été déclaré admis à mon examen. C’est étrange ce mélange de passion et d’attention aux désirs de l’autre, cette combinaison de tendresse et de respect, cette alternance d’élans et de retenue, cette succession de moments où l’on s’observe et d’instants de total abandon, cet oubli du passé et cette ...
    ... projection vers l’avenir. Sylvie est une fée, à son contact j’ai la sensation de devenir un homme nouveau. Mais c’est une fée de chair, brûlante, enivrante. Ce corps merveilleux jouit et dispense la jouissance. Sa maturité rassure et sa joie de vivre redonne des couleurs à une vie qui se languissait, ne trouvait plus son sens, manquait de sel. Quel beau rêve !
    
    Il est dix-huit heures. Je rentre du travail. L’agent immobilier informé par l’acheteur défaillant m’a proposé un candidat qui a déjà visité la maison et qui remplit toutes les garanties. Lui ne cache pas sa déception quand j’annule le mandat exclusif. Qui sait, peut-être que plus tard on en reparlera. Il ne sait pas s’il trouvera un nouvel acquéreur aussi bien disposé.
    
    La fleuriste s’est réjouie d’avoir à composer un aussi joli bouquet.
    
    — C’est pour offrir ? demande-t-elle. Mais elle n’attend pas ma réponse pour confectionner un emballage exceptionnel. Je crois que j’ai une étrange tendance à tout voir en rose.
    
    A dix-huit heures dix je me dirige bouquet en main, clés en poche vers la porte de la cave de Sylvie, juste pour lui offrir ce bouquet bulle, la clé de ma maison et peut-être percevoir un baiser. C’est lundi, certes, mais la nuit que nous venons de vivre vaut bien une dérogation au calendrier imposé.
    
    Tiens, la porte est déjà ouverte et une clé semblable à la mienne a été imprudemment oubliée sur la serrure à l’extérieur. Je traverse la buanderie ouvre la porte qui donne sur l’entrée officielle vaste et ...
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