1. Le pavillon de chasse


    Datte: 17/06/2026, Catégories: #historique, fh, bain, campagne, amour, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... dans l’enclos qui jouxte un petit pavillon de chasse, puis je dépose dans l’abri, sur la table massive, mon sac qui contient diverses affaires, je viendrai le chercher plus tard.
    
    Ensuite, nous décidons d’aller nous balader autour du lac. Quelques instants plus tard, après avoir longé la rive sur une bonne centaine de foulées, nous nous asseyons sur l’herbe, face au lac et au ponton. Je m’allonge un peu, un peu de fatigue m’assaille. Je ferme momentanément les yeux.
    
    Je songe à Marie-Angélique, la femme de mes rêves. Mais je crains que ça ne reste que du domaine des songes et des illusions. Elle a repoussé les propositions de personnes nettement mieux en place que moi. Je sais qu’elle m’aime bien, mais sans plus.
    
    Je songe alors à Louise-Françoise, sa cousine. Je m’entends assez bien avec elle, c’est un fait, mais ce n’est pas pour autant que je doive lier ma vie avec cette presque inconnue, même si elle ressemble assez fortement à la femme que j’aime, et qu’elle est nettement plus disponible.
    
    Soudain, alerté, j’ouvre les yeux. Je regarde à côté de moi : personne. Où est donc passée Louise-Françoise ? Intrigué et légèrement inquiet, je me redresse, puis je la découvre à un jet de pierre, dans une barque sur le lac.
    
    Inquiet, je me lève d’un bond :
    
    — Louise-Françoise !? Que faites-vous là ?
    — Je rame, comme vous le voyez !
    — Vu la façon dont vous vous y prenez, c’est un miracle que vous soyez arrivée si loin de la berge ! Faites attention, l’eau doit être ...
    ... profonde à cet endroit ! Savez-vous nager ?
    — Pour parler comme votre fille, on n’apprend guère ce genre de chose chez les Sœurs…
    — Raison de plus pour faire attention, Louise-Françoise !
    
    Inconsciente, elle se redresse pour se mettre debout :
    
    — Il n’y a aucun risque !
    
    Et ce qui devait arriver arriva : dans un grand cri de surprise, Louise-Françoise tombe à la renverse dans le petit lac. Je ne cherche pas à comprendre, j’enlève ma veste, puis je me jette dans le lac, car, si cette ingénue ne sait pas nager, ses jupons chargés d’eau vont l’entraîner vers le fond !
    
    En un rien de temps, je récupère ma cible :
    
    — Laissez-vous faire, allongez-vous !
    — Mais, je…
    — Laissez-moi faire et calmez-vous ! Faites comme si vous étiez un tronc d’arbre !
    
    On dirait que j’ai une certaine autorité, puisqu’elle devient inerte et muette, ce qui me facilite la tâche du retour vers la berge.
    
    — C’est bon, nous avons pied ici. Mettez-vous debout.
    
    Rassurée, elle m’obéit en silence. Soutenue par mes bons soins, Louise-Françoise se tient debout, mais assez défaillante. Malgré la vase qui nous englue, nous marchons vers le rivage. Arrivée sur la terre ferme, ma voisine est à deux doigts de s’évanouir. Après avoir ramassé ma veste, c’est quasiment en courant que je me dirige vers le pavillon de chasse, avec Louise-Françoise dans mes bras, toute grelottante et trempée, tout comme moi.
    
    Après avoir déniché des robes de chambre que je pose sur la table et surtout des couvertures dont ...
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