1. Le pavillon de chasse


    Datte: 17/06/2026, Catégories: #historique, fh, bain, campagne, amour, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... j’enrobe la jeune femme, j’allume un feu dans la cheminée, agenouillé sur la peau étalée devant l’âtre. Une fois, celui-ci pris, je commence à enlever mes vêtements. Louise-Françoise s’exclame :
    
    — Mais… mais… qu’est-ce que vous faites !?
    — Il n’est pas très recommandé de garder sur soi des habits mouillés !
    — Mais… là, devant moi ?
    — Si ça vous gêne : détournez le regard. Néanmoins, je vous recommande de faire la même chose, c’est-à-dire, d’ôter vos vêtements. Rassurez-vous, je détournerai moi aussi la tête. Ah oui, j’oubliais…
    
    Je dépose l’une des robes de chambre un peu informe (c’est tout ce que j’ai pu trouver d’approprié pour une Dame) à côté de Louise-Françoise.
    
    — Ce n’est pas très seyant, mais ça vous tiendra chaud.
    
    Puis je continue à enlever mes vêtements. Du coin de l’œil, je constate que ma voisine détourne le regard. Enfin… pas toujours, puisque je la surprends par deux fois à regarder dans ma direction, mais je fais comme si je ne m’étais rendu compte de rien.
    
    — J’ai fini. À votre tour, Louise-Françoise.
    — Le faut-il vraiment ?
    — À moins que vous souhaitiez attraper une grosse fièvre, oui, il le faut.
    
    Puis je lui tourne ostensiblement le dos. J’entends un peu de bruit derrière moi. Une petite voix résonne alors :
    
    — Ne… ne vous retournez pas, s’il vous plaît.
    — Bien sûr. Dites-moi quand vous aurez fini.
    
    Je reste le dos tourné, mais j’ai droit à un certain reflet, grâce à l’écusson qui trône sur le manteau de la cheminée. La vision ...
    ... n’est pas bien nette, mais j’ai néanmoins un bel aperçu. Bien sûr, là aussi, je fais comme si de rien n’était.
    
    — J’ai fini…
    
    Je me retourne. Ma voisine est toute rouge, mais ses yeux luisent. Ah ces femmes qui oscillent toujours entre deux pôles, à la fois émoustillées et pudiques, sauf certaines qui savent vraiment ce qu’elles veulent. Je la contemple :
    
    — Ça vous va bien…
    — Ne dites pas n’importe quoi, je dois être abominable dans cette… dans cette chose…
    
    Je ne réponds pas, je m’assieds sur la peau de mouton, puis je la dévisage. Louise-Françoise s’approche de la cheminée pour mieux se réchauffer. Puis, m’imitant, elle s’assied au sol sur la peau, prenant bien soin de ne point révéler ses jambes. Elle dit à voix basse :
    
    — Et en plus, je dois être affreuse avec tous mes cheveux mouillés et épars !
    — Disons que vous êtes nature…
    — Paysanne, vous voulez dire !
    — Il existe de très belles paysannes, vous savez.
    
    Louise-Françoise se met à rougir sous mon regard posé sur elle. Elle détourne la tête. J’en profite pour regarder vers la fenêtre. Dehors, le ciel s’assombrit. Au lointain, on dirait que des éclairs zèbrent silencieusement l’horizon. Intrigué, je me lève pour mieux voir au-dehors. Oui, ce sont bien des éclairs et des nuages bien sombres que je vois au lointain. Je m’exclame :
    
    — Et en plus, un orage approche ! Je crains que nous ne soyons vraiment obligés de rester ici cette nuit.
    — Ici ? Pour la nuit ?
    
    De la main, je désigne la pièce principale où ...
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