1. Le pavillon de chasse


    Datte: 17/06/2026, Catégories: #historique, fh, bain, campagne, amour, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    ... perdu. Mais de jour, nous nous comportons comme avant, afin de ne pas éveiller les soupçons, du moins, je le suppose.
    
    Ce qui n’empêche pas les petites coquineries ci et là, à l’abri des regards.
    
    Ce matin, tandis que je viens juste de la saluer en tête à tête dans le grand salon lumineux, Marie-Angélique, ma chère hôtesse, me prend à part près d’une fenêtre :
    
    — Je constate avec plaisir que vous veillez sur ma chère cousine de jour comme de nuit…
    — Je pensais être discret…
    — Ma cousine l’est moins que vous. Elle s’est même confiée à moi, mais je me doutais déjà de ce qui se passait entre vous. En tout cas, pour la secouer, vous l’avez bien secouée !
    — Je vous ai obéi, Madame.
    — Avouez que vous êtes actuellement récompensé de bien belle manière.
    — Je ne peux qu’abonder dans votre sens.
    
    Un peu plus tard, alors que je suis dans un petit salon où ma nouvelle maîtresse et moi avons convenu de nous rejoindre, je vois surgir une Louise-Françoise assez agitée. En quelques pas, elle se campe debout, face à moi, signe évident qu’elle a quelque chose d’important à me dire :
    
    — Antonin, puis-je vous demander quelque chose de… de très particulier ?
    — Souhaitez-vous que je m’occupe à nouveau de votre gracieuse petite personne, comme ce matin, au réveil ?
    — Oui, on peut le dire ainsi, Antonin…
    
    Fébrile, elle marque une courte pause. Je la presse de poursuivre :
    
    — Puis-je en savoir un peu plus ?
    — Euh…
    
    Louise-Françoise respire un grand coup, puis elle lâche d’une ...
    ... seule traite :
    
    — Pourriez-vous m’épouser, Antonin ?
    
    Je ne m’attendais pas à cette demande, du moins, pas tout de suite. Restant impassible pour mieux me donner du temps de réflexion, je la regarde fixement, sans aucun reproche. Je demande d’une voix douce :
    
    — Puis-je en savoir la raison, ma chère Louise-Françoise ?
    — Pour diverses raisons…
    
    De la main, je désigne flegmatiquement le sofa :
    
    — Asseyez-vous donc, puis énumérez-les, s’il vous plaît.
    
    Nerveuse, elle s’assied, j’en fais de même juste à côté d’elle. Louise-Françoise prend la parole :
    
    — Permettez-moi de faire un petit détour auparavant… Je n’ai pas votre… franchise…
    — Prenez le chemin qui vous plaira.
    
    Ma voisine me sourit timidement :
    
    — Merci, Antonin. Comme vous le savez, ma famille prévoit tôt ou tard de me trouver un nouvel époux pour forger une alliance. Peu importe mon avis concernant ce sujet. Et si je dois impérativement me marier, je préfère nettement que ce soit avec vous, même si je sais que votre cœur est pris ailleurs.
    — Serais-je l’option par défaut ?
    — Je… je ne voudrais pas vous vexer, mais il y a du vrai. Cependant, si je dois vous comparer à la plupart des hommes que je connais, vous êtes indéniablement plutôt en haut de ma liste qu’en bas de celle-ci.
    
    Égayé, je la titille :
    
    — La plupart des hommes, dites-vous ? Pourriez-vous me dresser cette fameuse liste ?
    — Oh, dans le domaine qui nous intéresse, n’ayez crainte, vous n’avez guère de concurrent. Les trois autres ...
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