1. L'initiatrice


    Datte: 15/05/2026, Catégories: #initiation, #personnages, #premiersémois, #différencedâge, fh, fagée, Oral Auteur: Delectatio, Source: Revebebe

    ... pourquoi ? Deux jeunes femmes qui vous plaisent et manifestement l’attirance est réciproque. Et à chaque fois, vous fuyez comme le dernier des pleutres. C’est pire que de la couardise ! Vous aviez peur qu’elles attendent quelque chose de vous, quelque chose que vous doutiez de pouvoir leur donner ! Mais qui ne tente rien n’a rien, et demeure à jamais niais !
    — Oui… Je craignais de décevoir, de mal faire, ou qu’elles se moquent en découvrant mon incompétence.
    — Il y a eu aussi cette étudiante dont vous m’avez déjà parlé, celle du train ?
    
    Je clignai des yeux, surpris qu’elle se souvienne de cette anecdote.
    
    — Comment savez-vous ?
    — Vous m’avez raconté une fois, vite fait. Vous deviez aller retrouver des amis dans une autre ville, des musiciens. Elle avait pris un billet spécialement pour vous accompagner, alors qu’elle ne connaissait même pas ces gens. Le soir venu, vos hôtes avaient préparé des lits dans deux chambres séparées, ne sachant trop si vous alliez dormir ensemble. Mais votre amoureuse était venue vous retrouver, une fois la nuit tombée, pour vous solliciter, et vous aviez fait semblant de dormir, refusant l’évidence… Toutes ces histoires se ressemblent beaucoup, mon pauvre ami. Vous devriez lireÉloge de la fuite d’Henri Laborit. Quoique, en ce qui vous concerne, mieux vaudrait ne pas en faire l’éloge !
    
    Je hochai la tête, honteux. Ghislaine leva les yeux au ciel, amusée et attendrie à la fois.
    
    — Vous êtes un garçon bien, Pascal. Mais enfermé dans ...
    ... l’idée que vous n’êtes pas à la hauteur. Effectivement, si vous continuez ainsi, vous ne le serez jamais. Parce que vous refusez à la fois le risque et l’échec… par conséquent, aucune progression n’est possible.
    
    Le week-end chez mes parents avait commencé comme d’habitude. Un repas copieux, une remarque de ma mère concernant mes cernes sous les yeux, un silence complice avec mon père devant le journal télévisé. Tout semblait figé dans la routine.
    
    Mais en moi, rien n’était calme. Ghislaine hantait mes pensées : sa voix, ses silences, sa façon de parler du désir, sans jamais le nommer. Cette robe de chambre, ce tissu blanc et presque sacré, entrouvert comme une confidence, cette épaule dénudée, cette gorge dévoilée, ces jambes d’une blancheur éclatante. C’était évident qu’elle le faisait exprès pour me mettre à l’épreuve ! Le message était clair, bien trop clair, et mettait tous les sens en alerte.
    
    Dans la solitude de ma chambre d’adolescent, au milieu de ses posters désuets et des livres de Terminale, j’avais cédé au désir en pensant à elle. Je m’étais masturbé en invoquant son nom. « Ghislaine, bouffe-moi la queue ! Salope d’allumeuse ! Vieille suceuse de bites ! ». Et je m’étais répandu sans complexe, giclant abondamment sur le clavier et sur l’écran de mon ordi. Vidé, honteux, presque dégoûté, j’avais mis du temps à m’en remettre, en tentant vainement de nettoyer l’appareil. Puis je m’étais allongé, pensif. Comment cela était-il possible ? Moi, amoureux d’une femme qui ...
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