1. L'initiatrice


    Datte: 15/05/2026, Catégories: #initiation, #personnages, #premiersémois, #différencedâge, fh, fagée, Oral Auteur: Delectatio, Source: Revebebe

    ... Et vous, Pascal, votre vérité, la connaissez-vous ?
    
    Je ne sus que répondre.
    
    — Vous voulez que je vous dise ? reprit-elle. Vous cachez quelque chose. Quelque chose que vous ne vous avouez même pas. Vous avez peur, et pas seulement des femmes, vous avez peur de vous-même.
    
    Elle se leva et s’approcha lentement de moi.
    
    — Et si vous me racontiez ces filles que vous avez connues. Il y en a eu, non ? Pas beaucoup, mais il y en a eu.
    — Quelques-unes. Mais rien de vraiment concret.
    — Ce que vous appelez « concret », c’est l’acte de chair tel que vous l’imaginez, mais le reste n’est pas moins « concret » ! Alors, détaillez-moi ces rencontres qui n’ont pas abouti, je veux tout savoir. Que s’est-il donc passé ?
    
    Je soupirai. C’était bien la première fois que je racontais ces expériences ratées à quelqu’un. Mais avec elle, je me sentais mystérieusement en confiance.
    
    — La première… c’était lors d’un job d’été, dans un hôpital. J’étais magasinier. Je livrais les chariots dans les services. Une certaine Martine, une aide-soignante un peu rondouillarde.
    — Rondouillarde, c’était effrayant pour vous ? m’interrompit-elle soudain.
    — Non, au contraire, je trouvais ses rondeurs plutôt rassurantes. Elle me plaisait beaucoup, son visage était vraiment avenant. Elle me taquinait tout le temps, elle m’appelait « mon p’tit livreur » devant ses collègues… Un jour, prétextant que le chariot prenait de la place, elle s’était carrément collée à moi dans l’ascenseur. J’étais rouge ...
    ... comme une tomate. J’aurais dû faire quelque chose, l’embrasser, la complimenter, l’inviter. Par la suite, j’ai rejoué la scène, ou plutôt les scènes, car j’avais eu moult occasions de conclure avec elle. Elle ne demandait que ça, je n’ai pourtant rien fait. Au contraire, je faisais tout pour l’éviter. En fin de compte, elle s’est lassée de moi, et est passée à autre chose. C’était fini, je l’avais cherché.
    
    Ghislaine m’écoutait sans bouger. Alors j’ai continué, pour combler ce silence qui m’angoissait.
    
    — Une autre, c’était dans une voiture. On revenait d’une fête, en Terminale. Nous étions quatre à l’arrière d’une berline, serrés comme des sardines, et moi, j’étais coincé entre la porte et une fille que je connaissais à peine. Mais incroyablement belle, avec des traits très fins. Mon bras était coincé derrière elle, et ma main est tombée machinalement sur ses fesses, que je me suis mises à caresser doucement tout le long du trajet. Elle n’a pas bougé d’un poil, pas protesté. Au contraire, plusieurs fois, elle a tourné la tête vers moi avec un sourire presque enjôleur. N’importe lequel de mes copains se serait dit que c’était « gagné », surtout lorsqu’elle m’a fait une bise très appuyée, quand on l’a laissée devant chez elle… Deux jours plus tard, elle est carrément passée chez moi. Enfin, chez mes parents. Elle a sonné. Je l’ai entraperçue depuis ma chambre. Ma mère m’a appelé. Mais je suis resté planqué comme un lâche, j’ai fait comme si je n’étais pas là.
    — Mais voyons, ...
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