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L'initiatrice
Datte: 15/05/2026, Catégories: #initiation, #personnages, #premiersémois, #différencedâge, fh, fagée, Oral Auteur: Delectatio, Source: Revebebe
... garçon perdu. Mal coiffé, toujours à hésiter, à baisser les yeux. Ce que vous avez vu… ne vous grandit pas. Ça vous enferme un peu plus. Je sentis une bouffée de colère monter. C’est elle qui était en faute, et elle se permettait pourtant de me sermonner. Soudain, j’explosai : — Pourquoi vous m’avez dit ça, l’autre soir ? Pourquoi ce mot… « pédéraste » ? Vous prenez un malin plaisir à rabaisser les autres, mais au fond, vous n’êtes pas mieux, avec vos conversations téléphoniques salaces ! Elle ne bougea pas d’un poil, un semblant de sourire s’esquissa même au coin de ses lèvres. — Le petit roquet se réveille, ironisa-t-elle. Si ce mot vous a tant choqué, c’est sans doute parce qu’il n’est pas loin de la vérité. Qu’en pensez-vous ? Deux garçons ensemble, c’est assez commun, à notre triste époque… Quant à moi : oui, j’ai pris du plaisir, et n’en ai nulle honte. Je l’avouerai sans doute à confesse, pour être en règle avec le Tout-Puissant. Mais je ne regrette rien, mon jeune ami ! Dans cette histoire, c’est plutôt vous le petit curieux, le petit vicieux qui pointe son nez dans ce qui ne le regarde pas. Ne vous arrive-t-il donc jamais de vous donner du plaisir ? J’ouvris la bouche pour protester, mais la refermai aussi sec. Je ne savais plus trop qu’en penser. L’homosexualité, la masturbation : pourquoi aborder de tels sujets de façon si abrupte ? — Vous pouvez me laisser, conclut-elle, sèchement. Vos cours doivent vous attendre. Réviser un peu vous sera plus ...
... profitable que de surprendre une femme la main dans la culotte. Je sortis de la pièce tout penaud. Une fois de plus, c’était moi le dindon de farce, complètement soumis aux dictats de cette vieille rombière. Quelques jours passèrent. Le quotidien semblait revenu à une certaine normalité. Les repas étaient pris à heure fixe, les commentaires acerbes sur l’actualité fusaient toujours au journal de 20 h, et Ghislaine continuait à découper méticuleusement ses coupons de réduction dans leTélé 7 Jours. Mais quelque chose avait changé. Une tension nouvelle, feutrée, presque imperceptible, flottait entre nous, comme un parfum invisible dans l’air trop calme d’une pièce. J’étais rentré très tard, ce soir-là. Mais j’avais prévenu Ghislaine que je ne dînerais pas avec elle. Une réunion de groupe à la fac, obligatoire, mais sans grand intérêt. J’avais entrouvert la porte sans bruit, pensant qu’elle dormait déjà. Mais la lumière du salon était encore allumée. Des bruits de pas, doux, glissants. Puis, elle apparut, debout, un livre à la main. Elle portait une robe de chambre ivoire, trop légère, trop ouverte. Et, dessous… rien. Ou si peu que l’œil devinait les plis discrets, mais encore pleins, les courbes cachées d’un corps que je n’avais jamais pensé regarder auparavant. Une peau étonnamment lisse, presque opalescente sous la lumière jaune de l’abat-jour. Ses cheveux argentés étaient relevés négligemment en un chignon dévoilant sa nuque. Elle me fixa avec calme, presque ...