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L’évènement : De charybde en Chti là !
Datte: 05/05/2026, Catégories: fh, fffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... déroulé haché et précipité comme les films noirs et blancs cahotants du début du cinématographe. Cependant, il manquait toujours une séquence. Centrale. Une, peut-être deux ou trois, cinq secondes seulement mais dont je pressentais qu’elles étaient essentielles. Puis, un dimanche matin, quelque trois mois plus tard, je m’étais réveillé, en sursaut, une fois de plus. Le cauchemar. Mais cette fois, le film était complet. La fameuse séquence absente était parfaitement claire, comme inscrite sur la rétine de mes yeux. Une image choquante, incompréhensible, qui apportait une réponse inattendue et posait immédiatement une nouvelle question : pourquoi ? Lorsque vers 8 h 30, Lina, tout ensommeillée, était sortie de notre chambre, elle m’avait trouvé, debout, immobile devant la fenêtre, les yeux dans le vague. Elle était venue ronronner dans mon dos. — Qu’est-ce que tu as ? Sans me retourner, je lui avais raconté lefilm, image par image, scène par scène. Lina avait réagi au quart de tour. — Tu dois raconter ça à ton gendarme ! Mon gendarme : Baroud, le brave gengen qui m’avait aidé, soutenu pendant l’affaire. Baroud, qui depuis avait pris une retraite anticipée à cause de très sérieux problèmes de vision, mais qui était venu me voir plusieurs fois depuis. Les conclusions de l’enquête, dont sa brigade avait été dessaisie pour passer dans les mains de la S.R. de Bordeaux, ne le satisfaisaient pas plus que moi et il venait chez nous régulièrement pour recueillir les ...
... nouvelles bribes de souvenirs qui me revenaient peu à peu, pour les disséquer avec moi. Bien qu’il soit encore tôt, j’étais allé chercher Baroud qui habitait à deux pas de chez nous. Je lui avais pris le bras, lui, sa canne et arrivés à la maison, je lui avais raconté le film en détail. — Pffou, garçon, tu fais voler en éclats l’hypothèse officielle ! Et même la mienne ! Comme Lina avait demandé laquelle, il avait embrayé : — Je ne sais pas ce que vous a raconté votre bonhomme au sujet de toute cette affaire, de la victime notamment. Donc, je récapitule pour vous déjà. Lina était tout ouïe. Sagement assise sur le canapé, pile en face de moi, elle suivait du regard le bonhomme qui arpentait la pièce de long en… long. Elle avait passé une adorable robe rouge (le rouge rehausse son teint caramel), assez scandaleusement courte et je me doutais bien qu’elle ne portait strictement rien dessous, comme c’était son habitude à la maison. Ma Lina devait être excitée par la situation et je voyais pointer ses tétons sous la fine étoffe moulante. Spectacle toujours agréable et somme toute bien innocent mais, la connaissant, je redoutais, qu’à un moment ou un autre, adoptant une position différente, elle ne finisse par dévoiler un peu trop sa nana… tomie ! Non que j’ai craint que le gendarme miro voie quoi que ce soit alors mais parce que moi, je voulais rester concentré ! — Lias Cajfdorfson, dit Cador, était un flic de Roubaix. Dans le cadre d’une enquête internationale ...