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L’évènement : De charybde en Chti là !
Datte: 05/05/2026, Catégories: fh, fffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... visant à démanteler un gros réseau de drogue et de proxénétisme, Interpol et sa propre hiérarchie lui avaient demandé d’infiltrer le réseau. Cador avait d’abord catégoriquement refusé cette mission avant de l’accepter le lendemain, je reviendrai sur ce point tout à l’heure. Il avait donc débarqué dans la région, naviguant entre Pau, Toulouse, Montpellier, l’Espagne… Ayant réussi à s’acoquiner avec les membres du réseau, je vous passe les détails, il avait transmis au cours des mois suivants un bon nombre d’informations capitales. Les ramifications et relais du réseau avaient été identifiés, repérés, mis sous surveillance. Restait à connaître l’identité de la tête du réseau. Cador avait fini par livrer le nom et l’adresse du grand manitou. Coups de filet simultanés dans plusieurs pays dès le lendemain matin à l’aube, le gang avait été totalement démantelé. Réussite totale donc pour Cador : mission terminée, il allait enfin pouvoir retrouver sa petite femme chérie qui n’avait plus de nouvelles directes de lui depuis plusieurs semaines ! Sauf qu’à l’heure des arrestations, il était déjà mort, sur une de nos petites routes… Baroud s’était interrompu quelques instants, se plantant devant Lina. Le bigleux, en quelques semaines seulement, avait déjà pris l’attitude des aveugles : menton en avant, regard vide levé vers le haut. Il y avait donc peu de chances qu’il aperçoive la figoulette de Lina : l’indécente tentatrice qui s’était d’abord assise en tailleur, avait en effet ...
... libéré sa jambe gauche pour la plier à la verticale, calé son pied sur l’assise afin, penchée en avant, de poser son menton sur son genou que retenait ses deux mains croisées sur son ménisque. Une posture genre étudiante hyper attentive, qui pouvait témoigner de sa concentration extrême sur le discours du gendarme, d’autant qu’à cet instant, jambe gauche penchée à droite, sa robe et ses cuisses serrées masquaient grosso modo son entrejambe. Mais, et je n’en avais pas été étonné, dès que le bonhomme avait repris sa déambulation, mon infernale exhibitionniste avait basculé sa jambe de l’autre côté : du coup, j’avais plein phare sur sa combe enchantée ! Et dès lors, c’était parti : selon la position de Baroud, droite gauche, gauche droite, un coup j’te vois, un coup j’te vois pas, mouvements accompagnés des mimiques assorties, sainte-nitouche super attentive ou démone lubrique glissant une langue affolante sur sa lèvre supérieure. Le coup de l’essuie-glace ! In-fer-nal ! — Et donc, gamin, ce que tu nous as raconté fait voler en éclats toutes les hypothèses ! Cador était bien seul sur cette route, le gang n’avait pas éventé sa véritable identité, il n’a pas été poussé sous les roues de ton camion par un malfrat chargé d’éliminer le flic démasqué. Cador était tout seul ! Et il n’a pas non plus surgi de la forêt, affolé, pour échapper à un sanglier comme je l’avais moi-même imaginé un temps. Mais alors, que s’est-il passé ? J’exposais alors la théorie qui m’était venue à l’esprit. ...