1. L’évènement : De charybde en Chti là !


    Datte: 05/05/2026, Catégories: fh, fffh, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... Calais ni que tu sortais d’un cinq à sept torride avec elle ! Tromper ta magnifique épouse avec une sexagénaire replète ne me paraissait pas très plausible… Donc, c’est qu’elle t’apprenait sa langue maternelle. Un choc en fait pour moi : j’ai tilté, bien compris qu’il y avait un rapport avec Lias, avec sa grand-mère surtout, mais pourquoi ? Si ce n’est pour pouvoir dialoguer avec elle… pour lui présenter tes condoléances ? Des excuses ? Je n’ai pas bien compris… Au passage, et sans vouloir te casser le moral, sache que, comme bon nombre d’Islandais, Ingunn parlait, écrivait et comprenait parfaitement l’anglais. Avec les satellites, nombreux sont ceux qui dans ce pays regardent régulièrement les chaînes anglophones. Tu t’es fatigué pour rien… du moins, si tu es «english fluent » bien sûr !
    
    J’acquiesce en soupirant, déconfit : elle aurait quand même pu me le dire, cette satanée Audur !
    
    — Alors donc, si tu es venu jusqu’ici aujourd’hui, c’était pour discuter avec Ingunn. Navrée : on l’a enterrée il y a dix jours. Et moi je suis encore ici jusqu’à demain, j’ai tout réglé désormais.
    
    Gwen prend une profonde respiration. Son visage est grave.
    
    — Je ne sais pas ce que tu voulais dire à Ingunn, je ne sais pas si tu venais pour une autre raison, si tu cherchais une réponse ou une quelconque absolution. Mais Ingunn m’a parlé et je vais te dire ce qu’elle m’a révélé. Quoi qu’il m’en coûte ! Mais là (elle consulte sa montre), et j’en suis navré, mais je dois m’absenter un ...
    ... petit moment. Vingt minutes maxi, pour aller chez le voisin à qui j’ai cédé les terres du fjord pour un euro symbolique. Il veut absolument me donner des… trucs à rapporter en France. Mais il m’a demandé de passer dès huit heures ce matin. Désolée, je ne pouvais pas prévoir que tu viendrais si tôt ce matin. Mais non, qu’est-ce que je dis, idiote que je suis, je ne pouvais pas savoir que tu viendrais, tout court ! Sorry, je fais au plus vite, je me sauve, pense à tavolcanique épouse, ça te rendra le sourire en m’attendant, me glisse-t-elle avec un clin d’œil appuyé. Allez, tu me gardes la maison, je reviens – merci.
    
    Je n’ai pas le temps de réaliser qu’elle a déjà enfilé une parka pendue au porte-manteaux de l’entrée et que les deux portes claquent. Quelle énergie !
    
    Je suis dans le gaz, dans le coaltar. Je sens que quelque chose va se passer qui pourrait bien dénouer l’affaire et s’il y a peu, j’étais sur des charbons ardents, maintenant, je crois bien que j’ai le cul carrément sur le barbecue ! Insupportable ! Non vraiment, ce suspens est une torture ! Je dois absolument penser à autre chose pour ne pas devenir dingue !
    
    Pense à ta volcanique épouse, ça te rendra le sourire » m’avait glissé Gwen avec un clin d’œil appuyé.
    
    Volcanique épouse ? Parce qu’elle sait ça aussi ? Et elle affirme qu’elle ne nous a pas épiés ? Tiens donc ! Bon d’accord, il suffit de croiser Lina en ville un samedi ensoleillé, haut perchée sur des talons ahurissants qui lui font joyeusement remuer ...
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