1. Isabelle et sa sœur supérieure


    Datte: 17/01/2026, Catégories: init, fh, hplusag, plage, BDSM / Fétichisme Oral pénétratio, Auteur: Barbarello, Source: Revebebe

    ... jubilation certainement rayonnante que nous entrions dans le restaurant. Le maître d’hôtel nous plaça sur une table un peu à l’écart où nous étions installés côte à côte.
    
    — Il nous prend pour des amoureux ! me dit-elle en aparté, non sans une certaine malice.
    
    Le dîner se déroulait sur le mode « souvenirs, souvenirs ! ». J’y apprenais que sa sœur, Sophie, avait été secrètement amoureuse de moi. Ce qui expliquait la gueule qu’elle fit au petit-déjeuner dans le « chalet avec vue mer ». Elle me jura qu’elle ne lui avait rien dit sur ce qui s’était passé dans les dunes et que seule son intuition l’avait guidée. Ce qui lui permit de revenir sur cette fameuse nuit où elle m’avait désigné d’office pour son dépucelage. Elle me confessa qu’elle repensait souvent à cet épisode, fatalement important pour une jeune fille. Elle avait encore imprégné en elle ce besoin de s’offrir, de se laisser aller sans retenue, de faire confiance malgré les appréhensions et, in fine, de succomber : une sensation qu’elle n’aurait jamais retrouvée. Je faillis rougir, même si je savais que nous avons tous une fâcheuse tendance à embellir notre passé. C’est alors qu’elle me demanda :
    
    — Et toi, tu penses encore à ce moment ?
    
    Je lui confiais mon désarroi face à cette situation dont effectivement le trouble me hantait encore aujourd’hui. D’abord parce que je ne comprenais toujours pas pourquoi elle m’avait choisi. Ensuite, parce qu’il me restait une drôle d’impression, celle d’une parenthèse ...
    ... inachevée. Sans doute parce que je ne m’étais occupé que d’elle, ne m’autorisant aucune faiblesse ni effusion. Pourtant, j’avais bien présentes des images, malgré l’éloignement dans le temps, de nos ébats avec des expressions touchantes de son visage, des mouvements de son corps, la sensualité de notre étreinte, la douceur de sa peau, etc. Elle était à l’écoute et attendrie par ce « débrief » érotico-sensible auquel je me livrais. Elle posa sa main sur la mienne et me regarda bien dans les yeux.
    
    — Nous n’avons jamais refermé cette parenthèse, comme tu dis, et confidence pour confidence, elle est encore bien ouverte en moi.
    
    Je me penchais vers elle et l’embrassais chastement en murmurant à son oreille : moi aussi !
    
    Elle crut bon d’ajouter :
    
    — Oui, mais, pour moi, c’est une souffrance !
    — Depuis tout ce temps ?
    
    Elle se tourna et avec une sincérité désarmante, prononça un « oui » appuyé par un regard hypnotique et une pression sur ma main.
    
    Sur ce débarqua la serveuse pour nous proposer un dessert. Nos regards se croisèrent et avec une certaine connivence nous avons choisi d’aller directement à la case « café servi avec son addition ». En attendant le retour de notre commande, nous étions un peu interdits ne pouvant exprimer sur cette banquette nos désirs libérés par nos aveux réciproques. Ce n’était pas l’envie qui nous en manquait. Isabelle avait pourtant mis discrètement sa main sous la table, cachée par les retombées de la nappe blanche et remontait le long de ma ...
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