-
Isabelle et sa sœur supérieure
Datte: 17/01/2026, Catégories: init, fh, hplusag, plage, BDSM / Fétichisme Oral pénétratio, Auteur: Barbarello, Source: Revebebe
À la fenêtre du tortillard s’affichaient enfin, avec plus d’une heure de retard, les gigantesques lettres blanches sur fond bleu « PARIS AUSTERLITZ », terminus de mon épopée ferroviaire. Débarqué au bout du bout du train et du quai, je devais me farcir la remontée de tous les wagons de cette interminable limace. Je m’étais préparé un petit séjour en solo, histoire de revenir aux sources de cette capitale particulièrement privilégiée. Mon programme était libre, mais avec quelques repères que je jugeais incontournables. On m’avait prêté un appartement rien que pour moi, il faisait beau, il y avait déjà dans cette gare en travaux perpétuels comme un parfum d’insouciance retrouvée. Je me sentais léger et prêt à surfer sur cette agitation parisienne. Voilà qui commençait bien. Quand j’aperçus, coincée dans un wagon déjà vidé de ses voyageurs, une ultime passagère empêtrée dans la portière avec ses bagages. N’écoutant que mon courage, je volais à son secours. — Vous avez peut-être besoin d’un coup de main… ? lui dis-je. Elle releva la tête pour regarder la personne qui l’interpellait. Elle parut étonnée, légèrement sidérée, laissant un blanc de quelques secondes en me dévisageant puis enfin me sourit. Ce que j’interprétais comme un feu vert pour accepter mon aide. Pragmatique, je prenais l’affaire en main comme les valises qui atterrirent saines et sauves sur le quai. Je tendais la main à cette naufragée pour qu’elle descende à son tour sans encombre après cette éprouvante ...
... mésaventure. Passé l’obstacle de la dernière marche, elle s’avança vers moi avec un nouveau sourire entendu. Ce n’était pas de la gratitude qu’elle semblait exprimer. Au contraire, il y avait de la malice dans son regard qui me fixait, m’apostrophait, me provoquait même. D’autant plus qu’elle retenait sa main dans la mienne. — Bertrand ? dit-elle. — Euh, oui ! répondis-je surpris d’être reconnu par une inconnue et de ce fait un peu sur la défensive. — Tu ne me reconnais pas ? Je devais faire une drôle de bobine, car son visage était devenu rieur, amusé et ravi de me voir aussi déboussolé. Parallèlement, mon ordinateur central était en surchauffe pour passer au crible tous les fichiers de mes connaissances qui pourtant n’étaient pas si énormes que cela. La reconnaissance faciale fit enfin son boulot. Et, au détour d’une expression, ses yeux captivants, sa bouche charnue et son nez légèrement retroussé illuminèrent subitement ma mémoire. Bon sang, mais c’est bien sûr ! — Isabelle ! Elle me sauta dans les bras et m’embrassa chaleureusement. — Mais qu’est-ce tu fais là ? lui demandai-je. — Je sors du train pour aller prendre mon avion, demain après-midi à Roissy, direction Mexico. J’étais venu voir mes parents et ma sœur ici en France. Et toi ? — J’étais dans le même train que toi et je suis venu passer trois jours à Paris en célibataire. — Mais tu es marié, je crois ? — Oui, oui… Mais j’avais besoin d’air ! — Tu as le temps de prendre un café au buffet de ...