1. Tout se joue le 18 juin.


    Datte: 26/04/2024, Catégories: f, h, cérébral, fantastiqu, Auteur: Aventurine, Source: Revebebe

    ... commence le cours en demandant un volontaire pour la lecture. Ma feuille à la main, le petit feutre mauve dans l’autre pour me donner une contenance supplémentaire, j’écoute la voix morne qui s’attelle à la lecture. Ce faisant, je me fraye un passage parmi les sacs à dos jonchant l’allée. Je me sens de plus en plus troublée, si bien que les mots du texte résonnent sans que je les entende vraiment.
    
    Arrivée au fond de la classe, je reviens sur mes pas et repars lentement vers le tableau. Je remarque alors que le frottement occasionnel de mes cuisses entre elles, à travers mon collant, stimule ma zone intime de manière inhabituelle. J’aurais dû céder aux avances d’Anthony ce matin, au réveil. Son érection majestueuse contre mes reins et sa main empaumant mon sein m’ont affolée ce matin. Cependant, le timing a coupé nettes mes envies lubriques. Dommage… Allons, concentre-toi ! Mon clitoris, vicieusement stimulé par les visions qui envahissent mon esprit, se manifeste de plus en plus. Quand je remonte sur l’estrade, une certaine humidité se fait sentir entre mes jambes.
    
    Lorsque la lecture prend fin, je peine à trouver mes mots.
    
    — Bien, merci Paul. Maintenant, vous allez prendre quelques minutes pour réfléchir à la première question notée devant vous.
    — On peut le faire à deux, Madame ? demande un jeune homme rondelet à la tignasse blonde et bouclée.
    — Oui, bien sûr, avec votre voisin, si vous restez discrets.
    
    Le brouhaha reprend, le temps de sortir feuilles et ...
    ... stylos. Ce bruit de fond inutile a le don de m’agacer en temps normal. Pourtant, aujourd’hui je n’interviens pas pour le modérer, tant je me sens confuse. Ils ne m’écouteront pas, de toutes façons. Les yeux dans le vague et les mains posées devant moi, je tente de faire abstraction de la nette excitation qui assiège tout mon bas-ventre.
    
    Mission impossible. Envie de caresses, des mains d’Anthony le long de mon corps nu. J’enserre un peu plus le fluo que je tiens toujours au creux de ma paume. Envie d’une étreinte charnelle, voire bestiale. Envie terrible de me trouver soudainement comblée par le membre érigé d’Anthony, au plus profond de moi. Consciente de l’accélération de ma respiration comme de mon pouls, j’agonise de ne pas pouvoir alors glisser une main sous ma jupe et mon shorty en satin. Face à la classe qui s’est enfin tue et planche sur la question posée, je fais mine de jouer avec mon surligneur, dont le bouchon semble d’ailleurs totalement coincé. L’objet émet subitement deux fortes vibrations semblables à celles de mon portable. Je sursaute et manque de le lâcher. Quelques élèves se mettent à pouffer devant ma maladresse mais se replongent très vite sur leur tâche.
    
    Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ce n’est certainement pas un feutre ! Perplexe, je le retourne entre mes doigts et soupçonne une farce d’Anthony. Un gadget de farces et attrapes ? Unsextoy ? Non, ce n’est pas le genre de trucs qu’affectionne Anthony pour m’exciter… Et même s’il pouvait le piloter à ...
«12...789...15»