1. Avril maudit... Avril béni.


    Datte: 22/02/2024, Catégories: fh, init, aventure, fantastiqu, Auteur: Iovan, Source: Revebebe

    ... moment merveilleux…
    
    Je me remis au travail et elle vint à plusieurs reprises partager « la pause » qu’elle exigeait que je prenne. Ce fut à chaque fois, un enchantement.
    
    J’avais fini la journée et m’apprêtai, à regret, à repartir quand Miss Fenton-Donahue me dit :
    
    — J’ai mis de l’eau à chauffer, vous pouvez prendre un bain, si vous le souhaitez… J’aimerais beaucoup vous le donner, mais nous ne nous connaissons encore pas assez… ! ajouta-t-elle en souriant ses yeux dans les miens.
    
    Vous imaginez l’état dans lequel cela me mit… !
    
    Tout le tact était dans le non-dit : je devais sentir le bouc, j’avais beau m’être trempé dans un ruisseau, hier… J’avais, de plus, l’impression d’être un lourdaud, gros niais de paysan, qui ne comprenait rien à rien !
    
    Je balbutiai des remerciements…
    
    C’est avec délices que je pris mon premier bain tiède, ce qui me permit de découvrir par là même, l’existence et l’utilité de la baignoire. Je me séchai avec de luxueuses serviettes à l’exquise odeur fraîche, passai mes vêtements et sortis rejoindre la belle dame.
    
    Je la trouvai au salon…
    
    — Sean, venez m’aider, voulez-vous ? Je veux absolument remonter ce cadre, mais j’ai peur de tomber… Tenez-moi les jambes, je vous prie…
    
    Elle était juchée sur le dernier échelon d’un petit escabeau et s’escrimait, un marteau à la main sur un piton récalcitrant.
    
    Déconcerté, je restai un instant figé… ma merveilleuse hôtesse, avec la liberté que je lui connaissais maintenant, m’enjoignait ...
    ... de… je n’osai y croire, mais je m’empressai de lui obéir et emprisonnai ses hanches dans mes mains.
    
    — Oh Sean ! Sean… ! Oui… ! Serrez-moi !
    
    Elle laissa tomber le marteau au sol, et m’enserrant de ses mains, plaqua mon visage au creux de son ventre, là où elles sentent si bon… je m’enfouis dans les plis de sa jupe et, sans plus penser, l’embrassai éperdument, alors qu’elle caressait mes cheveux en soupirant, je l’enserrai de mes bras avec une fougue incontrôlable…
    
    — Oh ! Sean… ! Sean…chéri ! Que tu es fort… ! Serre-moi… Serre-moi encore… !
    
    Moi, le péquenot, je devenais « Sean chéri » !
    
    Cette femme, merveilleusement belle, m’accordait de l’importance, me tenait dans ses bras, me faisant éprouver un ouragan de sens et de sentiments que jamais je n’aurais pu imaginer. Ce que j’avais espéré sans jamais y croire s’avérait… ? C’était trop beau pour être vrai… !
    
    Je sentais mon cœur cogner dans ma poitrine, le sang me battait aux tempes et je m’étais mis à râler, animal… la puissance de ce que j’éprouvais était en train d’échapper à mon contrôle. Ma bite plaquée à mon ventre, dure comme un morceau de bois, me faisait souffrir.
    
    Cette femme me rendait fou, fou de douleur, fou de bonheur… Oh ! C’était comme… –Oh ! Maureen, Maureen chérie, aide-moi… Aide-moi ! – j’étais projeté dans un tourbillon de sensations, une bousculade de tous mes sens… j’eus peur de moi… peur d’être sur le point de ne plus pouvoir rien maîtriser…
    
    Ce fut elle, qui imposa.
    
    Elle se dégagea ...
«12...456...12»