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Sur le fil
Datte: 28/01/2024, Catégories: ff, lesbos, Auteur: Leandre R, Source: Revebebe
... d’elle-même le long des cuisses et des mollets pour finir en corolle autour d’un escarpin. Il m’aurait vue, le visage enfoui dans les moiteurs d’Eris, qui ne me lâchait pas, me guidait en soupirant pour honorer son sexe. Il l’aurait vue poser un pied sur l’assise d’un siège pour s’ouvrir davantage et moi me démener pour satisfaire ses attentes en me repaissant de ses chairs offertes. — Plus bas ! souffla-t-elle. Eh oui, j’obéis docilement. Je dardais la langue comme elle le souhaitait, entre ces fesses que j’avais punies. Je lui tirais d’authentiques soupirs d’extases en glissant entre cet anneau caché et la base des lèvres où perlait son plaisir. Comment oublier les caresses piquantes de son duvet roux sur mon nez ? Son odeur boisée, enivrante ? Ses cuisses furent prises d’un tremblement, Eris laissa des râles plaintifs jaillir de sa gorge tandis qu’elle me pressait avec plus d’intensité encore. Je la lapais, je la buvais, je l’embrassais, toute prête de jouir moi aussi sans avoir glissé un seul doigt sous ma ...
... robe. Alors elle me repoussa, me toisant, encore haletante, cuisses ouvertes. Elle était magnifique et un sourire éclaira davantage sa beauté. On aurait pu lire de la dévotion dans mes yeux levés vers elle et voir ma bouche et mon menton, comme barbouillés de gloss, luire sous les spots. Eris haussa les sourcils avec suffisance : — J’obtiens toujours ce que je veux ; je vous l’avais dit. Je revois son expression de satisfaction grandissante à mesure que je comprenais. Elle attrapa son sac, me jeta un dernier regard avant de quitter la pièce. Et c’est ainsi qu’elle sortit de ma vie. Je restais longtemps à genoux, abasourdie. Ma frustration était sans limites, je voulais sentir à nouveau ses bras autour de moi, son visage sur ma poitrine, sa bouche entrouverte contre la mienne, son sexe flamboyant suinter sur ma langue. Mais pour tout le reste, tout ce que je lui avais refusé mais que mon corps suppliait désormais, je n’eus jamais que mon imagination, des regrets et la petite culotte blanche qui traînait au sol.