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Sur le fil
Datte: 28/01/2024, Catégories: ff, lesbos, Auteur: Leandre R, Source: Revebebe
... grands yeux profonds, qui n’était pourtant que la chrysalide d’une femme plus désirable encore. Il ne restait qu’une demi-heure ; je décidai de fermer plus tôt pour mener un petit entretien de fin de contrat. C’est dans l’atelier que nous eûmes une discussion strictement professionnelle, dans laquelle je m’estimais très satisfaite de sa prestation et répétais à quel point j’étais confiante vis-à-vis de son projet personnel et de l’obtention de son diplôme. — Et j’espère que tu tireras un maximum de leçons de ce que tu as pu vivre ici, parvins-je à articuler avec peine, sachant que je ravivais ainsi des souvenirs récents que je n’assumais peut-être pas plus qu’elle. — Oui, je vous devrai beaucoup. Vous allez me manquer, dit-elle en me regardant avec une intensité qui m’émut aussitôt. Elle fit un pas et, tout doucement, me prit dans ses bras. Je fus sans réaction, comme si je l’espérais au fond de moi et ne voulais pas briser son élan. Elle me serrait fort contre son corps, son visage pressé contre mon épaule. D’abord surprise par cette démonstration d’affection que je compris malgré tout, je passai mes bras autour d’elle avec précaution. Nous demeurâmes ainsi enlacées un long et délectable moment. Et puis elle posa un baiser sur mon épaule. Un second. Encore un, plus appuyé. Et d’autres, qui remontèrent de la clavicule à mon cou, toujours frappant ma peau nue. Je cambrai les reins, mon cœur soudain palpitant. — Non, non… Mais elle ne m’écoutait pas et sa bouche ...
... s’ouvrait pour goûter ma peau, ses baisers s’étiraient en longueur, ses mains glissèrent dans mon dos, plus bas, sans relâcher leur emprise. Je tentais de la repousser, sans force. — Non, non… Quand ses lèvres furent sur les miennes, elles scellèrent ma voix et mes réticences. Je gémis à mon tour de désir, du plaisir de sentir sa langue fureter et lutter avec la mienne. Elle serrait mes fesses de toutes ses forces, une jambe passée entre mes cuisses, ondoyante comme une vague. Je perdais pied, je renonçais. Ma bouche glissa, j’avais besoin de plus, bien plus. Besoin d’explorer son corps, de m’abreuver de cette beauté avant que le temps ne la marque. Je couvrais de baisers sa mâchoire, son cou et descendais progressivement vers le creux entre ses seins que je pressais avec passion. — Oui, oui… Ses encouragements m’électrisèrent. Je libérai un sein en tirant sur la robe diaphane, je pris son mamelon entre mes lèvres et elle haleta comme je l’étirai longuement ainsi captif. D’une main, elle empoigna mes cheveux sans ménagement, pour m’incliner, apprécier le ballet de ma langue et puis peser, m’inciter à descendre le long de son ventre et poser un genou à terre. — Plus bas… Si un observateur s’était tenu à quelques pas, il m’aurait vue agenouillée et échevelée avec sur mon visage ce mélange de souffrance et d’envie propre à la passion amoureuse. Il m’aurait vue passer sous la frange de la robe, mes mains baissant fébrilement la petite culotte blanche qui glissa ...