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D'ambre et d'écume
Datte: 26/10/2023, Catégories: fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... décence interdit de décrire ici. Et c’est dans des positions que je ne suis pas même capable d’imaginer que cet étranger m’offre le plus doux des cadeaux. Il me donne ce que bien peu d’hommes ont su faire… une part de paradis, dans une étreinte tellement fraternelle. — xxXXxx — Le vent, la pluie se sont calmés. Un soleil d’automne brille de nouveau sur l’océan. Ilian est en forme. Il a fini de mettre le bois de l’hiver à l’abri. Habillé de vêtements retrouvés dans la penderie de la remise, il a repris forme humaine. Nous n’avons pas réitéré nos amours de ce jour-là. Je n’en ai pas eu besoin et lui non plus. Nous ne voulons que rester bons amis. Ce soir, à la faveur de la nuit, après une petite quinzaine de nuits passées sous mon toit, il va reprendre sa route. Oh, nous n’avons que très peu parlé. La barrière de la langue, nos deux mondes si éloignés l’un de l’autre, tout contribue à nous séparer. Mais j’ai trouvé en lui un respect dont bien peu d’hommes sont capables. Et lui, sans mot inutile, a su me montrer sa reconnaissance. Je ne sais pas où il va se rendre, je ne sais pas vraiment ...
... d’où il arrive. Juste que pour un temps nos deux destins se sont croisés, mêlés, et que pour une seule nuit nous avons communié physiquement. Mais c’est suffisant pour que chaque matin qui va suivre, chaque journée qui va naître désormais, je sache que je suis une femme. Et ma solitude à venir n’est en fait plus qu’une longue suite d’heures à tuer. J’ai aimé et été aimée par cet Ilian, nous nous sommes donné ce que chacun a de plus précieux… Ça suffit donc à mon bonheur. Les mots ne servent à rien puisque nos corps se sont déjà tout appris. Dans le soir qui tombe, un rideau se lève sur son départ. Un dernier regard, et la silhouette qui disparaît dans la nuit naissante… mais je garde là, au fond de mes entrailles, bien plus que ce précieux souvenir, je garde la confiance en l’âme humaine… et ça, ça n’a pas de prix. Un dernier geste de la main, et je sais… c’est bien la première, mais également la dernière fois que je vis un moment aussi fort… Un au revoir muet, à cet homme venu de nulle part, qui laisse une trace indélébile, une griffure dans mon existence… merci, Ilian, du fond du cœur.