1. Soir d'orage (1)


    Datte: 13/07/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... Quant à sa conquête… elle m’a semblé tomber des nues en apprenant que Monsieur ne vivait pas seul. Depuis, j’avoue que je galère un peu, même si, malgré une timidité maladive je prends quelques initiatives, elles ne sont pas toutes heureuses. Celle par exemple de décider la semaine dernière « d’oublier » de porter des sous-vêtements me parait malvenue ce soir. Ce qui est étrange, c’est qu’à aucun instant je n’ai songé à ce détail chez ce mec avec qui… je dois le reconnaitre, j’ai pris mon pied.
    
    Le curieux de cette affaire, c’est qu’il ne m’a absolument pas forcée, j’étais languissante et provocante, je m’en suis rendu compte dès que j’ai dégrafé les premiers boutons de ma chemise. Le reste m’a paru inéluctable, volontaire et je n’ai pas de regrets véritablement. Juste une peur de cette audace nouvelle qui m’a fait faire cette… connerie. Ne même plus songer à demander un manteau pour la poupée du bonhomme… j’en tremble à contrecoup. Pourvu qu’il ne m’ait pas refilé une saloperie. Bon ! Ma vieille, il est trop tard pour t’apitoyer sur ton sort. Tu vas être dans l’obligation de faire un test…
    
    Il est vingt heures et la télévision ne m’attire pas vraiment avec ses cohortes de médecins tellement débordés par la crise sanitaire qui secoue le monde qu’ils se retrouvent tous sur des plateaux à pérorer sur ce qu’ils ne savent pas. Dehors le sombre de la nuit s’est installé doucement et sur ma platine un disque libère sa musique sur les accords et la voix d’un Eddy Mitchell que ...
    ... je ne me lasse pas de réécouter. «Sur la route de Memphis » … Pourquoi celle-ci ? Je crois que je ne le saurai jamais, mais je l’aime !
    
    Au bout d’un moment, «Schmoll » me laisse rêveuse et bien sûr, mes pensées retournent vers ces minutes qui ont chamboulé quelque part mon existence bien rangée. Je ferme les yeux et mon esprit vagabonde. Les sensations violentes se cristallisent à ce point central où le corps du mec et le mien se sont rejoints, soudés avec une rare intensité. Résultat des courses, mon peignoir dénoué laisse le champ libre à mon imagination. Mes doigts refont quelques passages qui me chauffent au rouge. C’est là que le vide est immense. Qu’il se fait sentir comme un abime d’absence contre lequel je ne peux lutter !
    
    Mes doigts se font plus câlins. Ils se déplacent entre mes deux cuisses que j’ai allongées sur l’assise de mon divan. Largement ouvert le compas permet des caresses très sexuelles malgré l’intermède de l’après-midi. Ce qui signifie que l’appétit n’est en rien calmé. Et ça dure de longues minutes pendant lesquelles le souffle se ralentit, se rassure et je finis par jouir dans une sorte de gémissement aigu. Bon ma belle… il est temps pour toi d’aller dormir. Drôle de journée finalement où la peur s’est vue surmontée, bravée et qui se termine après une branlette minable. Ma petite Lydia… demain tout ceci te semblera n’être plus qu’un rêve !
    
    Je me perds dans un sommeil aussi noir que la nuit qui m’entoure. Il se peuple de longues lignes droites, ...
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