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Soir d'orage (1)
Datte: 13/07/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... ? — Oui ! C’est pour y mettre mon chemisier… — Mais, votre jupe est encore toute mouillée. — Tant pis ! Je vous déposerai votre chemise lorsque je repasserai dans les environs ! — Gardez là ! Ça vous fera un souvenir… Et si d’aventure vous rencontriez un autre orage, vous savez où je réside. N’hésitez surtout pas. Il me parle, mais je ne l’écoute déjà plus vraiment. Ma jupe trempée, froissée est revenue camoufler mon cul. Sa liquette, j’en lie les deux pans sur le devant et je récupère le sachet avec mon chemisier inutilisable. Je plonge mes pieds dans mes hauts talons et j’ouvre sa porte. Il m’agrippe le bras. — Attendez ! Vous vous sauvez comme une voleuse. Je… — … Son visage s’approche du mien. Mais le charme est passé, je n’ai plus envie qu’il me touche. Alors je repousse gentiment son avance et il comprend qu’insister serait lourdeur. Je vois pourtant sa main qui plonge dans le sac qui contient ma serpillère de coton. Je ne saisis pas le pourquoi du comment. Je suis déjà dans le corridor et je file vers la rue. Là, le soleil de mars est de nouveau rayonnant. La rue à traverser, un jeu d’enfant puisqu’il fait bon. Et un tram qui va me prendre en charge et me ramener en centre-ville, où je réside. — oOo — Autre lieu, autre salle de bains. C’est dans la mienne que je me retrouve avec cette fois une certaine délectation. J’en suis à ressasser tous ces évènements qui viennent de se dérouler. Comment ai-je pu oser ? Moi la timide maladive, moi ...
... la bécasse qui s’enfuit au moindre mot un peu cru ? Alors ce qui vient de se passer me laisse pantelante, remplie de souvenirs gravés au fer rouge dans ma mémoire. Je me glisse sous un jet tiède alors que mes mains savonnent ces endroits où des traces suspectes attestent bien de ce qui est arrivé. Je frotte, nettoie, lave le reliquat des souillures masculines. Enfin lorsque l’eau s’arrête de couler sur mon crâne, je m’engonce avec plaisir dans une sortie de bain en éponge et enroule ma chevelure dans un turban digne d’un fakir. Je récupère aussi ma jupe dans son état pitoyable, et fouille le sachet remis par le bonhomme pour en sortir mon chemisier. Direction la machine à laver. Et c’est là que le bristol que le loulou a collé dans le linge mouillé atterrit sur le carrelage de mon espace de bain. Je ramasse la carte de visite et machinalement la pose sur le meuble au-dessus du lavabo. Je n’ai pas seulement jeté un coup d’œil au nom ni à l’adresse du type, tant je suis certaine que nous ne nous reverrons jamais. J’en reviens à cette folie ! Comment ai-je pu me laisser aller à ce jeu plus que pervers ? Il faut dire qu’à trente-sept ans, je suis en célibat forcé après avoir découvert que mon dernier copain s’envoyait en l’air chez moi, dès que j’avais le dos tourné. Ça doit bien faire dix-huit ou dix-neuf mois que je l’ai surpris avec une rousse dans mon lit. Inutile de dire que ma réaction a été à la hauteur de la trahison. Dehors avec armes et bagages immédiatement. ...