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Soir d'orage (1)
Datte: 13/07/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... ciel. Le gars me sourit toujours. Il doit être plus âgé que moi. Ses tempes sont grisonnantes, une coupe de cheveux propre, habillé très classe, bien qu’il soit désormais en chemise. Je dois avoir l’air d’une loque. L’eau qui continue de filer vers le sol fait une petite mare entre mes deux hauts talons. Impassible, le gus qui se tasse dans un angle de notre réduit couvert reprend la parole. — Je m’appelle Henry. Je crois que dans une minute ou deux, nous allons voir une éclaircie. L’orage s’éloigne vers le nord. — … ! — Eh bien ? Je vous fais si peur que vous ne puissiez dire un mot ? — Euh… pardon ! Oui ! Oui, ça va passer. — Vous vous sentez le courage de traverser la rue malgré l’ondée qui continue ? — Pardon ? — Oui ! Je vous ai dit que je résidais en face ! Venez, je vous prêterai une serviette pour vous sécher un peu. Vous savez aussi qu’il existe des instruments que l’on nomme parapluie ? — Oui bien sûr ! Mais pour aller à mes rendez-vous professionnels, ce n’est pas vraiment pratique et puis… j’en perds plus qu’un curé ne pourrait en bénir… alors… — Vous vous sentez d’attaque ? — Pourquoi ? — Pour traverser en ma compagnie ! Allez, à trois, on y va ! Un… deux… et trois. Pourquoi est-ce que j’emboite le pas de cet inconnu ? Je me donne bonne conscience en voulant croire que c’est juste pour lui rendre sa veste qui est toujours sur mes épaules. Il pleut encore, mais cette fois, c’est seulement la queue de l’orage qui s’enfuit. Et ...
... mes échasses résonnent sur la chaussée que nous traversons en quatrième vitesse. Une porte s’entrouvre sans que j’aie eu le temps de dire ouf. Un couloir aux longs murs blancs. Puis une porte sur la droite et nous pénétrons dans un appartement du rez-de-chaussée d’un immeuble cossu. — Vous voici dans mon palais. Suivez-moi ! Par contre… — Oui ? — Si vous pouviez « oublier » vos aiguilles, mon parquet vous en serait reconnaissant. — Ah ! Oh, oui pardon ! Je suis pas à pas, l’individu au travers d’une grande entrée. Il pousse devant moi la porte de ce qui s’avère être une salle de bain. Un drap de coton agréablement grand et surtout sec m’atterrit dans les mains. — Vous pouvez vous refaire une beauté… pour la chemise… je peux vous en prêter une des miennes. Elle sera un peu grande pour vous, mais à la guerre comme à la guerre. Je reviens dans un instant. — … ! Il est ressorti alors que j’éponge mes tifs. Je dépose sa veste sur le dossier d’un siège qui se trouve là. Enfin, je déboutonne mon chemisier et d’un coup, je songe que je ne suis pas vraiment chez moi. J’ai le vêtement rendu à l’état de serpillère par la douche sauvage dans les mains et bêtement je vois le gaillard débouler dans l’endroit où je suis à moitié à poils. — Euh… excusez-moi ! Je ne savais pas que… vous… pardon ! Il recule, mais sans pour autant baisser les yeux. Finalement il voit mieux ce qu’il mate depuis mon arrivée sous l’auvent de la station du tram. Je demeure hébétée à ...