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Nos plus belles étoiles
Datte: 22/02/2023, Catégories: fh, couple, bateau, amour, tutu, lettre, lettres, Auteur: Amarcord, Source: Revebebe
... éternelle petite phobie matinale. — Non, attends, pas avant la brosse à dents… — Même ici ? — Embrasser un homme qui pue du bec, c’est presque pire que sucer une bite un peu douteuse. — Carrément ! Tu as de ces images… Je pue du bec ? — Si tel avait été le cas, tu ne m’aurais jamais mise dans ton lit. C’est chez moi rédhibitoire. Et puis c’est plutôt pour ma propre haleine que je suis toujours inquiète. — Tu as bien tort. — Peu importe. J’y peux rien. Je suis allée chercher à pas de loup nos trousses de toilette et une bouteille d’eau et nous nous sommes lavé les dents. Tu m’as faire rire en prenant ta mine de petit garçon obéissant, et plus encore quand tu t’es allongé contre moi pour réclamer ton baiser de récompense bi-fluoré. Quelque chose te tracassait, pourtant, et je t’ai scruté d’un regard interrogateur. — Bon, maintenant, rassure-moi… Je refoule de la floche ? J’ai éclaté de rire, au risque de réveiller toute la flottille au mouillage. — Laisse-moi vérifier… Ma petite inspection fut consciencieuse et rassurante, couvrant de minuscules baisers ta belle érection matinale, offrant même un brin d’audacieuse toilette amoureuse à tes bourses. La température de l’aube a grimpé brutalement, ce qui a sans doute justifié que tu retrousses mon t-shirt et ôtes mon petit bas de pyjama, et tu n’as pas tardé à me prouver que tu n’attendrais pas le petit déjeuner pour satisfaire ton bel appétit. L’horizon n’était plus une simple lueur, le disque ...
... solaire montait désormais au rythme lent, mais obstiné de nos désirs, et nous avons fait l’amour avec précaution. Prudents et discrets, mais pas assez pourtant, parce que la voix de ta sœur a retenti, montant vers le cockpit et le balcon. — Ça va les amoureux, on a dormi à la belle étoile ? C’est là qu’elle a dû apercevoir ma croupe ondulant en vagues lascives sur la virilité de son frère cadet. — Oh pardon ! s’est-elle exclamée, avant de s’éclipser en riant dans la cabine. Tu as ri, toi aussi, tu m’as attirée vers toi pour me cajoler en me voyant saisie par la honte, mais ça nous a tout de même coupé l’élan. — C’est chiant, la voile, ai-je lâché. — Sois pas si négative. — On est condamnés aux étreintes clandestines ? Tu vas me baiser dans un placard toute la semaine, en collant ta main sur ma bouche ? — C’est ça, le dinghy, ou alors te baiser devant tout le monde. — J’en découvre de belles sur les mœurs de ta famille… — Non, mais ça va pas, tu vas rester polie ? Tu la veux, ta fessée ? — Je commence à comprendre. — Quoi ? — D’où viennent tes fantasmes polissons. — Non, ça, c’est juste la faute à ton beau petit cul. — Merci pour lui. — Et puis ne vas pas prétendre que tu n’aimes pas ça. — Quoi ? — La fessée coquine. — Parfois, à dose homéopathique. J’avoue. Tout dépend de l’humeur et du contexte. — Qu’est-ce que tu dirais du pont d’un voilier au soleil levant ? — T’oserais pas. T’es pas cap’. J’avais parlé trop vite. Ou peut-être avais-je envie de ...