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Maureen (2)
Datte: 25/12/2022, Catégories: Divers, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... prosaïquement par manque d’envie ? — Non ! Mon épouse ne peut pas procréer et l’adoption reste un tel parcours du combattant chez nous que… nous avons renoncé avant même de commencer. — Comme je vous comprends. Nos administrations et leurs paperasseries… beaucoup s’y cassent les dents. Michel suivait Élisabeth qui visiblement avait envie de faire une pause sur un banc. Elle portait une robe qui lui tombait sur le genou. Elle semblait vouloir discuter. De toute façon, il ne retournerait pas à l’amphi aujourd’hui, alors cette femme avait l’avantage de ne pas lui compliquer la vie par un langage peu familier tel l’anglais. Il se retrouvait en terrain conquis finalement, ça lui semblait pratique. Ainsi positionnée, elle arborait une poitrine visiblement bien plus fournie que celle de la réceptionniste. Quelque part, à chacune de ses respirations, l’homme voyait cette avancée palpiter et un vieux réflexe de mâle le fit loucher sur ces seins pourtant invisibles. Mais les deviner était autrement plus excitant. Elle se rendit compte de cette insistance à la reluquer outrageusement, sans pour autant faire de remarque particulière. Cependant elle accéléra ses inspirations et expirations, ce qui alerta l’homme assis près d’elle. Il réagit comme tous les mecs l’auraient fait en tentant de regarder ailleurs. — Ne jouez pas l’indifférence ! C’est flatteur qu’un homme tel que vous me regarde encore avec envie. —… ? Vous… pardon, je ne voulais pas vous importuner. — ...
... Pas question de m’importuner. J’apprécie que vous me regardiez ! Si peu d’hommes le font désormais. Je penche du mauvais côté de la balance. La cinquantaine approchante et mon Dieu c’est agréable d’être encore vue comme une vraie femme par un beau garçon… et qu’il soit marié ne change que peu de choses à cette affaire. — Je… vous avez raison. Je suis un idiot ! Vous êtes très belle… Il s’était simplement fait violence pour ne pas ajouter un « encore » réducteur. Élisabeth venait de se relever. En faisant ce mouvement, elle avait au passage happé la paluche de Michel. — Venez ! Allons, rentrons à l’hôtel ! — Comme vous voulez. Elle marchait cette fois d’un bon pas. Le hall d’entrée était vide et l’ascenseur desservant les étages vint de suite au secours des deux qui entraient. Elle n’avait plus dit un mot durant le court trajet qui les amenait là. Sans en dire plus, elle avait appuyé sur un numéro et la cabine s’ébranlait sans bruit. Lorsque la porte chuinta en s’ouvrant, il savait déjà que ce corridor ne donnait nullement sur sa chambre. Mais comme Élisabeth lui cramponnait toujours le bras, il n’objecta rien. Et la carte magnétique qui ouvrit la porte ne sortait pas de la poche de Michel. La femme le poussait déjà dans l’espace entre sa chambre et les toilettes de celle-ci. Derrière lui, le lourd panneau venait de les isoler du reste du monde. Deux bras se nouaient sur son cou et elle ne lui permettait plus de dialoguer. Elle avait sans même les chercher, ...