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Maureen (2)
Datte: 25/12/2022, Catégories: Divers, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... peux aussi vous trouver cela… — Non ça ira ! Je songeais plus à prendre un verre entre amis. — Oh, Pardon ! Un bar fréquenté par les étrangers… oui bien sûr. Le bar se nomme le *Speak Easy à Ootsuka sur la yamanote line c’est la station après ikkebukuro. —… ! Michel avait juste eu une sorte de rictus. La dame était dans son monde et il ne savait plus du tout comment lui dire que c’était difficile de se déplacer dans la ville. D’abord la réceptionniste devint écarlate et les yeux baissés, elle baragouinait dans sa langue natale. Face à elle, l’Européen ne parlait plus. Quand elle releva les yeux, elle le vit qui la fixait avec une sorte de fièvre dans le regard. Alors dans un anglais impeccable, elle lui rétorqua lentement, comme un professeur d’école l’aurait fait. — Je vais terminer mon service dans une heure ! Si vous voulez, je peux vous y emmener. Pour revenir, il vous faudra simplement appeler un taxi. Voici la carte d’un de ceux que nos clients empruntent le plus souvent. Les chauffeurs parlent au minimum l’anglais et parfois… le français. — Eh bien ! Voici une proposition qui me semble prometteuse. Entendu ! Je vais vous attendre dans le grand salon. — Non ! S’il vous plait. Je n’ai pas le droit normalement de… d’escorter les personnes qui séjournent ici. Vous voulez bien m’attendre à la sortie du parking de l’hôtel ? — Oui, oui ! Bien sûr, je ne voudrais pas vous attirer des ennuis. La jeune femme avait de nouveau rougi. Ses cheveux ...
... lisses coupés à la Japonaise lui tombaient devant le visage, alors qu’elle scrutait le bout de ses pieds ou le sol. Mais comme le comptoir les séparait, il ne pouvait pas savoir ce qu’elle s’obstinait à reluquer. — Puis-je avoir une boisson au salon, en vous attendant ? — Oh, oui ! Bien sûr ! — Un whisky, alors ? — Tout de suite, Monsieur ! Allez-vous installer, je vous l’apporte immédiatement. Il avait obtempéré et parcouru en quelques enjambées le couloir qui menait aux larges divans du hall appelé « grand salon ». Son verre lui fut amené par la jeune femme. Cette fois Michel put s’attarder sur cette silhouette vêtue à l’européenne. Une jupe bleue coordonnée à son blazer sous lequel un chemisier cachait une poitrine minuscule. Elle trottinait, comme si le bas de sa jupe relativement longue entravait ses pas. Son visage offrait aux regards du mâle un ovale bien encadré par des cheveux noirs de jais. Cette femme ne devait guère avoir plus d’une trentaine d’années et elle était totalement différente de celle que l’homme avait laissée en France. Rien à voir avec sa Claude. Elle se retira de la même manière qu’elle était apparue, sans bruit. Il entreprit donc de boire tranquillement sa boisson ambrée. Puis un rapide coup d’œil sur sa montre lui rappela qu’elle allait terminer son service. Il croisa à nouveau les yeux sombres de l’employée alors qu’il se dirigeait vers l’ascenseur qui l’emmenait vers la sortie. L’air frais de la nuit le surprit. Il retrouva ...