1. Maureen (2)


    Datte: 25/12/2022, Catégories: Divers, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    ... trouvé ses lèvres. Elle prenait alors la direction des opérations et la ceinture du pantalon ne devait pas résister plus de quelques secondes à ses doigts qui ne s’énervaient aucunement. Michel tressaillit lorsqu’ils se refermèrent sur le cylindre qu’Élisabeth avait extrait de son slip. Elle le branlait délicatement, dans d’amples mouvements du poignet, sans se départir de l’emmêlage de leurs langues. Il n’avait plus qu’à se laisser faire.
    
    Un court éclair de lucidité lui fit songer que finalement le Japon avait bien des charmes insoupçonnés. Mais ses idées se brouillèrent rapidement alors qu’Élisabeth se laissait littéralement glisser le long de son corps. À genoux sur l’épaisse moquette de la chambre, elle priait. Le Dieu phallus au garde-à-vous de Michel qu’elle enfournait dans sa bouche, savourait cette gâterie inattendue. Gourmandes, les lèvres aspiraient l’archet pour un air de flute qui ravissait son propriétaire. La France et sa brune étaient si loin… Il creusait les reins réagissant ainsi aux coups de langue que la femme n’avait de cesse de lui prodiguer.
    
    Elle ne fit aucune difficulté quand il la saisit par le bras pour la faire se relever et qu’il la poussa sur le lit. Elle savait ce qui allait arriver. Il était certain qu’elle le désirait. Donc puisque tous les deux étaient d’accord… adultes consentants, pourquoi se priver de cette petite partie d’un plaisir réciproque. Michel à son tour s’affaira pour la dévêtir. En un clin d’œil, ils furent tous deux aussi ...
    ... nus qu’au jour de leur naissance… quelques poils en plus sans doute. Ensuite chacun se remit à l’ouvrage, entre les cuisses de l’autre. Et les tressaillements du corps d’Élisabeth trouvaient un écho favorable dans ceux de son compagnon du moment.
    
    La couche de la femme, champ de bataille occasionnel voyait alors deux êtres geindre sous diverses caresses. Toutes ne tendaient que dans le seul but de se faire plaisir. Pas de pauses entre les gestes pour faire monter graduellement le désir, pour le sublimer, et pour emmener les deux amants vers leurs orgasmes espérés. Soupirs et gémissements se répétaient dans un espace clos qui sentait désormais les odeurs intimes des deux partenaires. Leur corps à corps les réunissait dans des ébats où les positions n’étaient qu’éphémères et changeantes. Élisabeth psalmodiait des mots sans suite. Michel n’en écoutait aucun.
    
    — oooOOooo —
    
    La fin de l’après-midi mouvementé les avait gardés, soudés, emboités, enchâssés l’un dans l’autre et aucun des deux n’avait vu le temps passer. Puis la nuit tombante enveloppait la chambre où les deux amants se livraient à des contorsions charnelles qui tiraient des soupirs et des gémissements tantôt à Élisabeth, tantôt à Michel. Mais les bons moments ont tous une fin et restait pour l’homme le gout amer de sa forfaiture. Claude dans leur nid sentirait elle ces cornes qu’il venait à deux reprises en si peu de temps de lui coller sur le front ? Drôles de pensées qui provoquaient en lui une certaine peur. ...
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