1. Beau-Fils (1)


    Datte: 28/11/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... cela !
    
    Ce foutu pull avait joué un mauvais rôle aussi en m’emprisonnant dans sa laine perfide. En était-il plus coupable ou responsable pour autant ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi ? Je n’étais pas en manque de sexe non plus, ayant fait l’amour lors de la soirée précédente avec Antoine. À vouloir trop expliquer l’impossible, j’en devenais folle... de rage. Et désarmé devant moi, désolé peut-être, le gaillard avec son pantalon pas seulement retiré complètement s’attendait à mes foudres.
    
    — Nous... nous n’aurions pas dû... Antoine ne doit jamais savoir...
    
    — Je... suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a pris ! J’ai eu un coup de sang.
    
    — C’est bon ! On va faire comme si rien ne s’était passé, voulez-vous ?
    
    — Ben... je ne sais pas si j’en serai capable.
    
    — Comment ça ? Il va bien falloir pourtant.
    
    — Vous voulez que je quitte votre maison ? Je ne suis pas certain de pouvoir me retenir, vous êtes si...
    
    — Je suis surtout la femme de votre père. Il a suffisamment souffert de votre absence pour ne pas encore supporter ma bêtise.
    
    — Je... j’avoue que vous êtes désirable et qu’il était difficile de résister. De plus je ne suis pas capable de vous dire que je saurai ne pas renouveler ce moment.
    
    — Retournez dans la cuisine ou votre chambre. Jamais Antoine ne doit savoir ce que nous venons de faire. Je compte sur vous !
    
    — Je... bien entendu, je ne vous mettrai jamais dans l’embarras.
    
    Il a quitté la chambre presque aussi discrètement qu’il y était apparu. ...
    ... Et moi, je restais là avec cet immense poids sur la conscience. Un mauvais rêve qui me poursuivrait longtemps, toujours sans doute. Il me faudrait vivre avec ce tourment, et surtout le voir face à moi puisqu’il avait les traits de mon mari... en bien plus jeune. La fin de la matinée m’a paru interminable. Et lorsqu’enfin, sur le petit chemin qui mène de la route à la maison, la voiture d’Antoine entra, je tremblais de peur.
    
    Dès qu’il eut franchi la porte, il aperçut le jeune homme, et je lus dans ses yeux une sorte d’incrédulité.
    
    — Loïc ! Mais comment est-ce possible ? Tu ne devais pas arriver que demain ?
    
    — Oui... mais bon, marre de la solitude, et l’envie de te voir, j’ai avancé mon arrivée.
    
    — ... tu as donc fait la connaissance de Léa ?
    
    — Oui... Elle m’a gentiment accueilli et nous avons attendu sagement ton retour. Tu as... enfin, vous avez une bien jolie maison.
    
    — Oui... je veux tout savoir de toi, de ta vie. Ça fait si longtemps... Tes études, tu vas bien ?
    
    — Ne t’inquiète pas... je suis heureux, et encore plus de te retrouver. Merci à vous, Léa, de m’avoir gardé mon père en forme.
    
    Je devais avoir la rougeur d’une tomate bien mûre. Mes yeux fuyaient ceux de mon mari. Mais lui, finalement, absorbé par ces retrouvailles, ne remarquait rien d’anormal. Comment du reste aurait-il pu une seule seconde imaginer ce qui était arrivé ? N’avais-je pas rêvé tout simplement cet épisode avec le jeune homme ? Son aplomb m’interloquait. Il restait maître de la ...
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