1. Là où se cache le diable


    Datte: 18/11/2022, Catégories: fh, collection, jalousie, confession, rencontre, Auteur: Volnay-a, Source: Revebebe

    ... brouillard était encore plus épais que la veille, je me hâtais de retourner à ma chambre où je me mis au lit en me disant que quelques heures de sommeil me redonneraient des idées plus claires et que, si elles n’y suffisaient pas, j’aurais tout le temps qu’il me faudrait pendant les trois jours suivants que je devais passer au lycée.
    
    Mais quand je revins à Paris, j’en étais toujours à me demander quelle conduite tenir avec Anne. Je fus très vite tiré d’embarras. Le premier ami que je croisai me dit que, lorsqu’il l’avait rencontrée dans la matinée, elle lui avait demandé de me prévenir qu’elle me donnait rendez-vous en début de soirée dans un de nos cafés préférés. Cette information me fut communiquée à plusieurs reprises dans la journée par diverses connaissances. J’appris de trois d’entre elles que, parlant de moi, elle avait employé à plusieurs reprises le terme « mon mec ». En cette époque lointaine, ces mots impliquaient qu’elle entendait que désormais nos amis et connaissances nous voient comme un couple. J’étais libre de tout attachement sentimental et la perspective de donner des suites à une nuit dont je conservais d’excellents souvenirs ne me déplaisait pas. Je décidai donc d’entrer dans ce jeu et je me rendis au rendez-vous en espérant qu’il se conclurait de la même façon que lors de notre précédente rencontre.
    
    Je ne fus pas déçu. Ayant compris qu’en la matière mes connaissances étaient surtout livresques, Anne entreprit de me faire passer de la théorie à ...
    ... la pratique. Je ne demandais qu’à apprendre, il lui fut donc facile de m’enseigner comment user successivement ou simultanément de ma langue et de mes doigts pour faire s’épanouir la fleur de son secret. Je découvris aussi le plaisir qu’il y a à enfoncer l’index ou le majeur, ou les deux à la fois, dans un œillet accueillant, pendant que mon dard occupait un vagin ruisselant. Enfin, pour terminer, elle m’offrit ma première fellation. Bref, cette nuit fut aussi étourdissante que celle qui l’avait précédée.
    
    D’autres la suivirent toutes aussi plaisantes. Ceci étant, notre relation restait essentiellement physique et, y compris dans les moments de plus grand abandon, nous évitions l’un et l’autre tout ce qui aurait pu ressembler à l’aveu d’un quelconque sentiment amoureux. Cette situation me convenait parfaitement, non que j’ai eu honte de ma nouvelle compagne, je lui trouvais au contraire une beauté que je me reprochais de n’avoir pas su distinguer plus tôt. Mais je n’oubliais pas que c’était elle qui avait eu l’initiative de notre liaison. Lui avouer le début d’attachement que j’éprouvais serait, pensais-je, faire preuve d’un esprit petit-bourgeois des plus déplorables. Cette tare ne pourrait que décevoir une militante mettant si bien en pratique l’idéal révolutionnaire de la liberté sexuelle. Je me disais aussi que l’occasion s’en présentant, il m’était d’autant moins interdit de tenter d’autres aventures d’autant que nous n’avions pris rien qui ressemble à un engagement. ...
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