1. Là où se cache le diable


    Datte: 18/11/2022, Catégories: fh, collection, jalousie, confession, rencontre, Auteur: Volnay-a, Source: Revebebe

    ... voulait qu’après un temps plus ou moins long de séduction JE me déclare à l’objet de ma passion du moment. Dans le meilleur des cas, celle-ci cédait à mes avances. Dans les autres, comme je suis naturellement optimiste, une première rebuffade ne suffisait pas à me décourager. En plusieurs occasions, mon obstination s’était révélée efficace ce qui m’avait permis de digérer celles où elle était restée inutile. Il est bien possible que certaines de mes partenaires aient, en réalité, mené le jeu d’une séduction à laquelle je m’étais laissé prendre, mais elles avaient eu l’habileté de me persuader que le séducteur c’était moi. C’était donc la première fois où je n’étais pas celui qui menait, ou croyait mener, la danse, et j’en étais profondément troublé.
    
    Anne habitait, au second étage d’un immeuble Haussmannien, un petit appartement loué pour elle par ses parents. Confortable sans être luxueux, l’endroit n’avait rien à voir avec ma misérable mansarde. Mon malaise en fut accentué. Non seulement cette fille avait pris une initiative qui aurait dû me revenir, mais ce logement montrait clairement que nous n’appartenions pas au même monde social. Pour me donner une contenance, j’allais jusqu’à la fenêtre et je fis mine de regarder dans la rue où, le brouillard aidant, on ne voyait rien.
    
    — Tu viens ?
    
    Je me retournai. Elle était nue debout près de son lit. Aussitôt, la nature vint à mon secours. Mon cerveau reptilien prit les commandes. Il ne me fallut que quelques secondes ...
    ... pour me débarrasser de mes vêtements et franchir les trois mètres qui me séparaient d’Anne et de sa couche où nous nous affalâmes de concert. Je trouvai sans peine le chemin d’un endroit qui ne demandait qu’à m’accueillir. Je m’y enfonçais avec toute la vigueur dont j’étais capable. Elle m’encouragea à continuer, ajoutant même que je n’avais pas à me retenir car elle prenait la pilule ! Ce stimulant était irrésistible. Je n’y résistais pas et je m’escrimais de mon mieux. Je réussis cependant à rester assez maître de moi pour ne pas songer à mon seul plaisir et je parvins, non sans mal, à me dominer jusqu’à ce que des spasmes et un gémissement plus fort que les autres m’avertissent que ma partenaire venait d’arriver au bonheur. À mon tour, je me laissai aller et nous restâmes étendus l’un contre l’autre en gardant un silence qui aurait pu devenir gênant s’il s’était prolongé, mais quelques caresses suffirent pour que nous renouvelions l’exercice dont nous venions de tirer tant de satisfaction. Notre jeunesse aidant et moyennant l’introduction de quelques variantes(pour la première fois le mot levrette cessa de désigner un de mes fantasmes), ces activités se poursuivirent jusqu’à l’aube.
    
    Pendant cette nuit, Anne et moi nous n’avions pas échangé cinq paroles. Quand, elle s’endormit à l’aube, après une dernière étreinte, je quittai son appartement en prenant bien garde de ne pas la réveiller. Parfait symbole de la confusion dans laquelle se débattaient mes sentiments, le ...
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