1. Looking for Manara. Chapitre I. La fille du train.


    Datte: 18/11/2022, Catégories: A dormir debout, Auteur: Iovan, Source: Hds

    ... nulle part, éclata l'intro au piano, de « Via con me », de Paolo Conte, me clouant sur place...Le crooner italien, commença à chanter de sa voix traînante et profonde, m'enserrant dans l'étau d'une indicible émotion...
    
    Que se passait- il ? Une tourmente me balayait. Un paroxysme de jouissance douloureuse explosait en moi et me broyait . J'étais secoué de sanglots secs. Jamais je n'avais ressenti une telle plénitude, en même temps, qu'un tel désarroi... Je n'en pouvais plus... des larmes, qu'elle ne pouvait, heureusement pas voir, me montaient aux yeux.
    
    Était ce, Elle, ensorceleuse, qui provoquait ce cataclysme ? Qu'avait Elle dit ? Qu'avait Elle fait ?
    
    Elle venait de rouvrir le monde.
    
    Tous les bruits que je connaissais du voyage en train, me revenaient, familiers. J'entendais.
    
    Il flottait un arôme de café, qu'accompagnait sa complémentaire, l'odeur épicée d'une cigarette de tabac blond...
    
    J'entendis sa jolie voix, claire :
    
    — Vieni...Adesso, fare l'amore. (Viens...Maintenant, on va faire l'amour. )
    
    Tendant ses mains, elle me chercha, trouva mon bras, et, s'en saisissant, m'entraîna vers le premier compartiment, le sien, qui se trouvait être vide.
    
    Nous y entrâmes. Je remarquai un sac de voyage et un imperméable beige dans le filet, au- dessus de ce qui avait dû être sa place.
    
    Elle chercha mon visage, le prit entre ses mains et se jeta sur ma bouche, dans un baiser inassouvi, qui me foudroya. Son souffle précipité, disait sa faim, son appel à ...
    ... l'amour, déjà elle gémissait, anticipant le plaisir, accaparée par un désir qui l'égarait.
    
    Je la pris dans mes bras, et l'enserrai dans un baiser passionné, dont je ne parvenais à me rassasier, m'enivrant de son souffle, goûtant l'exquis parfum de sa bouche offerte, la tendresse de ses lèvres, chaudes et humides, promesse d'autres douceurs, plus profondes, plus suaves encore.
    
    Je plongeai dans la profonde énigme de ses yeux.
    
    Saisissant le bas de son court T-shirt, je le levai, l'obligeant à lever les bras, dans ce joli geste de consentement, prélude à l'abandon, dévoilant ses adorables petits seins, dont les mamelons rosés, durs et dressés, disaient l'intensité du désir.
    
    Je me penchai sur ces merveilles, en révérence, et les baisai, avec la plus grande douceur et la plus profonde dévotion. Ma divine maîtresse avait saisi ma tête entre ses bras graciles, et me serrant contre son doux giron, m'embrassait avec tendresse.
    
    Alors qu'elle s'affairait autour des boutons de ma chemise, je dégrafai son jeans et le fis glisser, me baissant, le long de ses jambes lisses et fuselées.
    
    Je me retrouvai, accroupi, face au plus doux des paysages, qui se puisse imaginer.
    
    Cerné de la courbe suave de ses hanches, orné d'un ombilic au dessin pur, son tendre ventre nacré, délicieusement bombé, fuyait dans une courbe bouleversante, jusqu'au doux renflements de son mont de Vénus, que dissimulait, à peine, le minuscule triangle de dentelle noire, et qu'enserraient la douceur émouvante, ...