1. Looking for Manara. Chapitre I. La fille du train.


    Datte: 18/11/2022, Catégories: A dormir debout, Auteur: Iovan, Source: Hds

    ... j'avais fait hier soir ...enfin, à peu près.
    
    « E vietato fumare » , la consigne d'interdiction de fumer était en italien. J'étais complètement paumé !
    
    Je me tenais près du soufflet de communication avec la voiture suivante, et décidai de m'y rendre. Je m'avançai vers la porte et l'ouvris. Alors qu'un vacarme infernal aurait dû m'assourdir, il n'y avait aucun bruit dans le sas, rien, si ce n'était ce bruit blanc, toujours... J'ouvris, l'autre porte, qui donnait sur le couloir.
    
    Elle était là !
    
    Dieu , que de beauté ! Je restai figé. En état de totale sidération.
    
    Les coudes appuyés sur le rebord de la fenêtre, qu'elle avait baissée sur la nuit, qui défilait, au dehors, elle avait les yeux mi-clos, ses longs cils baissés sur ses joues veloutées, pour lutter contre le vent de la vitesse, qui emmêlait les boucles de la gracieuse sculpture mobile que formait son abondante chevelure. Du haut front pur, à l'arcade délicate de ses sourcils, de la finesse de ligne de sa joue, à la grâce fragile de la délinéation du délicat maxillaire, le moindre détail du magnifique visage, disait la perfection idéale de sa féminité.
    
    Elle était vêtue d'un sobre T-shirt blanc, très court, qui laissait nus, ses beaux bras graciles et ronds, sa taille flexible, l'évasement émouvant de ses hanches, le bas de son dos, jusqu'à la naissance des jolies petites fesses, rondes et fermes, que mettait en valeur un nonchalant et naturel déhanché, et qui tendaient un jeans délavé, aux plis ...
    ... délicieusement suggestifs. Elle portait ces horribles baskets, qui à ses pieds, devenaient sexy.
    
    Une impression de déjà-vu. J'étais certain d'avoir déjà rencontré cette sublime créature... Où ?
    
    Je m'approchai et la saluai d'un « Bonsoir, Mademoiselle. » que je rendis le plus courtois et le plus discret possible... Elle ne m'avait ni vu ni entendu arriver, je ne voulais pas la surprendre, ou la brusquer. Elle se retourna, et je fus, encore une, fois stupéfié par sa beauté.
    
    Cherchant du regard autour d'elle :
    
    — Ma chi é... ? (Mais, qui est-ce ?)
    
    Sa voix ! C'était comme si, ses paroles me parvenaient à travers des bulles !
    
    Cette déesse était italienne, évidemment.
    
    Origines obligent : je parle couramment l'italien. Je lui répondis.
    
    — C'est moi, Mademoiselle, qui suis devant vous !
    
    — Mais... il n'y a personne !...Ah, D'accord ! j'y suis ! C'est encore toi ! Tu m'avais pourtant promis que... Alors, tu recommences à te rendre invisible ?
    
    —Non , non, je vous assure !
    
    — Ah ! Je t'en prie ! Ne recommence pas, non plus, à me mentir.
    
    Toujours à travers ce rideau de bulles... Cependant, je comprenais parfaitement, tout ce qu'elle disait.
    
    — Je ne vous mens pas, je ne comprends pas...
    
    — Et puis, arrête de me voussoyer, s'il te plaît, on se disait tu, non ? Faire l'amour, ça rapproche...
    
    Ça devenait intéressant, parfaitement absurde et délirant, mais très intéressant : cette magnifique créature m'ouvrait des perspectives, auxquelles je ne pouvais ...
«1234...»