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Chroniques pénitentiaires d'une rebelle 5
Datte: 10/09/2022, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Sappho, Source: Hds
... plus qu’à espérer l’intervention d’une main secourable pour te soulager un peu. Très drôle ! T’en as d’autres des comme ça ? Pas question d’attendre l’extinction des lumières puis de me contenter d’une petite branlette, ce serait con. Je me plante devant sa couchette comme une gamine capricieuse. – Qu’est-ce que tu veux, glousse-t-elle mi figue mi-raisin. À ton avis ! Je suis vraiment trop énervée pour m’éclater au jeu des devinettes, il me faut du concret. – Fais-moi une place. Inutile de me lancer dans de longues explications sur le besoin d’une étreinte, d’une relation physique, d’un échange de fluides, Christelle le sait, j’écarte le drap. Les seins lourds tombent un peu, on dirait de belles grosses larmes estampillées de larges aréoles roses. La taille n’est sans doute plus aussi fine qu’elle l’a été ; le ventre reste tonique pourtant, les hanches rondes joliment dessinées. De quoi aurai-je l’air à son âge dans une vingtaine d’années ? Mieux vaut ne pas y penser. Je m’attarde sur le mont de Vénus recouvert d’une toison sombre impeccablement taillée. – Tu es belle. Ce n’est pas un compliment en l’air, juste un constat. Le mensonge n’a pas sa place entre nous, encore moins maintenant. – Merci, toi aussi. Le désir de Christelle s’éveille petit à petit, perceptible à sa voix grave, à la brillance de son regard. Il me suffirait d’attendre sans bouger, lascive, offerte, elle me donnerait certainement du plaisir comme la dernière fois. J’ai envie ...
... d’autre chose cependant, de partager ce moment au lieu d’en profiter égoïstement. Peau contre peau, poitrine contre poitrine, les jambes entremêlées, l’étreinte passe rapidement de chaleureuse à sensuelle. Ô Christelle ! J’oublie mon intention première d’embrasser la bouche tremblante qui cherche désespérément la mienne, on verra plus tard pour la tendresse. Je veux baiser, la baiser, concrétiser ce désir animal qui noue mes entrailles, sans avoir besoin d’un foutu désinhibiteur comme l’alcool pour me donner le courage d’assumer mon choix. Mes mains trouvent les seins lourds d’instinct, la gestuelle me vient naturellement, Christelle tressaille de ce premier contact direct, sexuel. À force de contorsion je saisis un téton entre mes lèvres jusqu’à le sentir arrogant, l’autre réagit à la pression de mes doigts. Je ne me lasse pas du sel de sa peau brûlante. Christelle appuie déjà sur mes épaules, pressée d’en finir avec douze ans de caresses solitaires, les préliminaires la rendent nerveuse. J’obéis de bonne grâce, aussi impatiente qu’elle d’en venir à l’essentiel, curieuse de goûter ce corps de femme. On tremble toutes les deux, ses cuisses s’écartent. Rattrapée par le doute, je me perds dans la forêt de poils sombres du pubis à la bonne odeur de gel douche, me contentant de redessiner les contours de son intimité d’un doigt fébrile. Ma bouche refuse de descendre plus bas malgré l’insistance de Christelle sur ma tignasse. Merde ! Force-moi ou on arrivera à rien. – ...