1. Chroniques pénitentiaires d'une rebelle 2


    Datte: 17/08/2022, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Sappho, Source: Hds

    ... Hummm...
    
    Le soupir langoureux m’interpelle. Non, ça ne peut pas être ce à quoi je pense, ce serait trop glauque de la part d’un membre du personnel. Je décide d’approcher encore pour avoir une meilleure vue.
    
    – Hummm... c’est bon...
    
    Oh putain si ! Assise au bord de la table d’examen, la blouse blanche déboutonnée sans rien dessous, la toubib caresse ses seins d’une main, l’autre se cramponne à la tête entre ses cuisses, une détenue d’après la combinaison descendue sur ses hanches. On se croirait dans un film porno pour fétichistes, les infirmières font toujours fantasmer d’après certains mecs que je connais.
    
    Vue de trois-quarts, la rouquine plutôt bien foutue se régale à lui brouter le minou, elle y va de bon cœur. J’ai des copines lesbiennes dehors, leurs pratiques sexuelles ne me choquent pas. Non, le plus gênant, c’est qu’une femme aussi jeune le fasse avec une vieille d’au moins 60 piges, dépositaire de l’autorité au bloc A en plus, une personne en qui les détenues devraient avoir confiance.
    
    Et cette garce fantasme sur ma nudité, son regard brillant me transperce, elle aimerait sans doute que je les rejoigne pour un plan à trois. Pas question, je vais retourner à ma place précédente, les bras croisés sur ma poitrine, recroquevillée sur la chaise pour lui en montrer le moins possible. Donner du plaisir à la toubib ou à une matonne ? Je préfère encore coucher avec Laval.
    
    – Non, ne bougez pas !
    
    La voix de la donneuse d’ordres tremblote, elle libère la ...
    ... tête de la rouquine entre ses cuisses, mais je ne pense pas que cette dernière souhaite arrêter. La vieille porte un sein tombant à sa bouche, le téton disparaît entre ses lèvres. Soudain, secouée par une série de spasmes, elle se cramponne de nouveau à la tignasse de la fille qui s’affaire de plus belle. La toubib expulse un vague couinement, ses yeux se révulsent. La garce paraîtrait presque gracieuse dans le plaisir.
    
    – Jouis ! l’encourage la rouquine avant de reprendre son manège.
    
    Je tourne la tête, écœurée, j’en ai assez vu.
    
    Rassurée par ma réaction en apprenant son boulot de flic, Christelle laisse tomber le masque loin des regards dérangeants à défaut d’être haineux, le sourire qui lui manquait hier la transforme en une femme plutôt sympathique, de celles à qui ont fait volontiers confiance. J’ai de la chance dans mon malheur, j’aurais pu tomber avec une véritable détraquée. La scène de la veille quand j’étais sous la douche ? Comment lui en vouloir ; la pauvre a certainement passé plusieurs années seule dans cette cellule. Le directeur se trompe sur toute la ligne, Christelle n’a aucune envie de me martyriser.
    
    Elle se déshabille sans chichi, la combinaison atterrit sous le lavabo dans la salle de bain, la culotte plus légère tombe près de la table. Les effets étiquetés à notre nom et les draps seront changés demain matin, avant d’être pris en charge par Christelle qui dirige l’équipe à la buanderie. La planque sous une surveillance minimale à l’entendre, ...
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