Quarante méduimètres
Datte: 14/08/2022,
Catégories:
fantastiqu,
amour,
revede,
caresses,
Oral
conte,
Auteur: Serafin, Source: Revebebe
... Un troisième se pose sur sa joue, y dessine de lents motifs. Un quatrième rejoint sa nuque, caresse cet endroit si doux et si sensible. Un autre encore s’enroule autour de son oreille, en chatouille délicieusement les plis. Ce n’est pas un baiser, c’est une union entière entre son visage et A’oy. Lequel ne semble pas près de s’apaiser.
Le méduine retire lentement les deux tentacules de la bouche de Mélisse, laissant sa langue se languir de ses compagnons de jeu. Il entame une descente humide sur la gorge de Mélisse. Le chemisier de cette dernière ne résiste pas longtemps aux huit tentacules coordonnés, et son buste apparaît. Entre les seins, là où la peau est si fine, gît un médaillon gravé dans la chair. A’oy tangue sur ses tentacules jusqu’à l’un des deux monticules qu’il gravit sans façon. Il se pose sur l’aréole d’un rose pâle, l’englobant totalement. Et commence à contracter son chapeau en de lentes et profondes succions. Mélisse en a le souffle coupé. Les tentacules du méduine s’ajoutent au jeu et massent, caressent, palpent, roulent la tendre chair du sein.
Le méduine s’active sans relâche, tirant de petits gémissements à Mélisse. La jeune femme n’est pas restée inactive et torture délicieusement le mamelon laissé solitaire. Elle se tortille sous les caresses conjuguées – c’est trop bon. Et se retrouve, de façon totalement inattendue, traversée par une série d’ondes de plaisir.
— La vache, A’oy ! Comment… comment sais-tu ce qui fait plaisir aux humaines .
— ...
... Le comptable chez qui j’étais n’avait pas besoin de courant que pour sa calculatrice, si tu vois ce que je veux dire.
Mélisse rit en serrant le méduine dans ses bras. Tous deux restent ainsi enlacés, savourant le toucher de l’autre.
Elle se redresse sur un bras, le regardant.
— Mais avec tout ça, tu es resté sur ta faim, méduit-elle. C’est bien la cavité buccale qui est sensible, chez toi ?
Il hoche du chapeau. Un sourire mutin s’installe sur le visage de Mélisse. Elle s’adosse, saisit précautionneusement A’oy et le pose sur sa bouche. Ses lèvres effleurent les bords du chapeau, jouent sensuellement avec la corolle. Puis laissent le passage à une langue toute curieuse de goûter cette partie si fragile du méduine. Méduine qui, à la première léchouille, se tortille de plaisir sur le visage de Mélisse. Encouragée, elle continue à explorer de la langue la cavité buccale : une peau très fine, comme on s’y attendrait pour un être humain, mais infiniment plus veloutée, lisse et fraîche. La langue de Mélisse se fait tantôt large et douce, tantôt pointue et excitante. Elle titille délicatement les organes du méduine à travers la peau translucide. A’oy semble apprécier particulièrement les léchouilles sur le cerveau. Quelle intimité que cette caresse – donner du plaisir au siège même de l’être. Cette pensée affole Mélisse, qui se déchaîne. Elle lèche, embrasse, suçote à un rythme effréné. Le chapeau d’A’oy se remplit d’arcs électriques, indiquant son plaisir. Le méduine, ...