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1968 : une révolution puissance X (7)
Datte: 11/07/2022, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory
... devait encore se vider les couilles... Mais avant, ils s’amusent un peu. Ils me traînent hors du lit, et, alors même que je tente de me redresser, un coup de pied au cul et je m’affale et un autre coup de pied au cul pour que je ne puisse prétendre à une once de dignité et des rires odieux m’accompagnent pendant, qu’à quatre pattes, j’essaie de me soustraire à la honte, mais c’est peine perdue, ils me font à nouveau trébucher, je m’étale de tout mon long, à leurs pieds, plus bas que terre, « une serpillère », je n’ai jamais été aussi bas, jamais autant excitée. Et je n’ai pas encore touché le fond ! — A genoux, grognasse, magne-toi ! J’obéis mais un reste d’orgueil résiste à l’avilissement, je veux encore les narguer, malgré mon œil à demi collé par le foutre, malgré les dégueulasses traînées de souillures sur ma face de traînée, je vais encore les défier, et j’en paie le prix, cash, une gifle, nette, sèche, sans appel, « tiens connasse, prends ça », j’encaisse sans broncher, je ne baisse pas les yeux, je les provoque toujours, ils enchaînent les claques « sur ma petite gueule de pute », joue ...
... droite, joue gauche, puisque « la pouffiasse aime se faire baffer », ils s’en donnent à cœur joie, oui, j’aime cette détestable brûlure qui échauffe mes sens, un feu inadmissible, je suis méprisable et j’en jouis, je l’assume, la tête droite, bravade inutile car cette part minime de fierté m’est refusée : — Mais pour qui se prend ce sac à foutre ! Les gifles et les insanités pleuvent, jusqu’à l’ultime outrage, le gros porc en chef racle sa gorge et, comme si je n’étais pas assez souillée, un mollard gluant s’écrase sur ma joue, alors, enfin, les larmes aux yeux, complètement vaincue, je baisse la tête, et reçois la troisième giclée, le dernier crachat de foutre, sur mes cheveux et sur mon front... Les misogynes pervers annoncent qu’ils ont bien profité de la pouffiasse. Ils sont satisfaits. À quoi bon s’attarder, je n’offre plus aucun intérêt. Et Monsieur Paul n’avait pas bronché. Avant de disparaître à son tour, il me gratifia d’une ultime recommandation : — Ne culpabilise surtout pas. Cette expérience a amplifié ta puissance de vie. Tu en sortiras grandie. Je ne l’ai plus jamais revue.