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1968 : une révolution puissance X (7)
Datte: 11/07/2022, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory
Et la confession de Marianne commence... « Eh bien... Oui, il y a trois mois à peine, je me croyais frigide... Je couchais un peu avec des mecs... À droite à gauche. Mais sans rien ressentir... Je faisais semblant d’aimer le sexe. Pour paraître branchée. Pour paraître libérée... En réalité, je ne prenais aucun plaisir. Jusqu’au jour où... Où j’ai rencontré Monsieur Paul. Un homme fascinant. Pas physiquement. Ce petit binoclard était plutôt repoussant, mais quand ses yeux globuleux vous scrutaient, vous passiez au scanner. Il lisait dans votre tête comme dans un livre ouvert et était doté d’un incroyable pouvoir de conviction. Il est devenu mon confident. Sa capacité d’écoute était d’autant plus importante pour moi que j’étais complètement perdue, vraiment pas bien, ni dans mon corps, ni dans ma tête. Pour compenser mon mal-être, je me goinfrais de sucreries. J’avais pris cinq kilos. Je craignais de devenir une grosse vache boulimique. Parler avec Monsieur Paul était bien plus efficace qu’une séance chez le psy. Et un jour, il a fini par me dire : — Je sais d’où vient ton problème et j’ai le remède. Tu dois lâcher prise. Je vais t’aider. Fais-moi confiance. Et je me suis retrouvée un début d’après-midi, dans une suite de l’hôtel Lutetia. J’ignorais tout de ce qui m’attendait. Monsieur Paul m’a d’abord fait entrer dans une petite chambre. Il m’a ordonné de lui donner mes habits et d’enfiler ceux qui étaient posés sur le lit. — Mais, fringuée ainsi je vais ...
... avoir l’air d’une pute ! — Disons plutôt d’un objet de désir. Cette tenue t’aidera à te lâcher complètement. Qu’est-ce qu’il avait bien pu manigancer ? La curiosité l’a emportée et je me suis prêtée à sa mise en scène. Me voici donc emballée dans une micro-jupe noire qui ne couvrait que le rebondi de mon cul, même pas une petite culotte pour donner le change, par contre, comme une parfaite catin, des porte-jarretelles, des bas Résille et des talons aiguilles aux pieds. Et pour le haut, la même indécence, puisqu’un corset en cuir souple enserrait ma taille et rehaussait mon buste ; mes seins étaient ainsi servis sur un balcon de dentelle, complètement à découvert, obscène, ils paradaient. Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvre et je suis introduite par Monsieur Paul dans une immense chambre. Trois hommes étaient vautrés dans des fauteuils confortables. J’ai reconnu l’un des bonshommes : Jean Serrail ! J’avais lu quelques jours plus tôt un article dans France-Soir sur le parcours de ce « self made man » devenu l’une des plus grosses fortunes de l’hexagone. Il y avait quelque chose de repoussant dans ses yeux de fouine, sa bouche étroite aux lèvres gloutonnes et ses joues mafflues. Les deux autres étaient du même acabit : vraiment pas plus attirants. Des quadras ventripotents, aux crânes dégarnis. Ça puait la suffisance. J’ai eu un mouvement de recul. Mais Monsieur Paul m’a poussée en avant en me glissant à l’oreille : — Fais-moi confiance. Et je me ...