-
39-45 : Travail obligatoire
Datte: 28/06/2022, Catégories: fh, fplusag, campagne, amour, init, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... grand bonheur. C’était malgré tout son époux, un homme avec lequel elle avait partagé vingt et un ans de sa vie, finissant par s’habituer. Non, ce qui l’inquiétait, c’est que cette annonce sonnait comme un coup de semonce. Elle avait fauté, il fallait payer, ce qui développait en elle un effroyable sentiment de culpabilité. Quelque part, elle avait l’impression d’avoir tué Herbert en connaissant le bonheur avec Jean. Et ce bonheur était si grand que la note risquait d’être très salée. Désormais, elle tremblait pour Peter sur son bateau, son fils, son petit, son enfant, la chair de sa chair, porté neuf mois et sortit de là, de ce ventre qui lui faisait mal. Mal, car vrillé par la crainte pour son fils, mal aussi du désir toujours brûlant pour Jean qu’elle réprimait avec toute la violence de ses idées noires. Jean fut d’une délicatesse admirable. Il ne demanda rien, ne s’imposa en rien, reprit sans qu’elle le lui demande ses quartiers dans la chambre de l’étage. Il lui dit simplement : — Si tu as besoin d’une oreille amie ou d’une épaule pour pleurer, je suis là… C’était juste ce qu’il fallait pour lui tirer droit au cœur. Le bourgmestre fit sa cérémonie, le pasteur dit sa messe. Astrid, vêtue de noir, sembla plus pâle et plus longue et mince que jamais. Pour Jean, elle était fabuleusement belle, mais il garda cette observation pour lui. L’hiver s’annonçait sinistre, malgré les efforts consentis, les réserves pleines à craquer, les bâtiments restaurés et nettoyés, ...
... le matériel entretenu et soigneusement rangé. Tout, il lui semblait avoir tout fait pour qu’ils soient heureux et dégagés de tout souci, et patatras… Il ne pouvait rien contre ce qui venait de l’extérieur. Et cette fichue guerre qui n’en finissait pas… Il en était là de ses réflexions, dans la cour avec sa fameuse capote « KG » pour supporter la fraîcheur de la nuit débutante en fumant sa cigarette quotidienne. Le chien était assis près de lui, il lui grattait machinalement la tête, ils étaient complètement amis maintenant. La porte s’ouvrit, Astrid vint le rejoindre, elle prit son bras et posa sa tête sur son épaule. Ils regardèrent un instant la lune nouvelle hisser son croissant par-dessus l’étable. — Pardon Hans, meine Liebe, je ne suis pas très gentille en ce moment… — Ce n’est rien, c’est normal. Rentre, tu vas avoir froid. Il repoussa les volets qu’elle crocheta de l’intérieur puis plaça le lourd panneau de bois sur la porte vitrée. Il passa un moment les mains au-dessus de la cuisinière puis accrocha sa capote à une patère. Il allait monter dans sa tanière quand elle l’appela : — Viens dormir avec moi, je me sens trop seule… Il se doutait bien que ce ne serait pas le grand soir, mais qu’importe. Au moins partageraient-ils leur chaleur. Elle se glissa contre lui en lui tournant le dos, incapable de contrôler son érection. Sentant son membre dur contre ses fesses, Astrid le prit et le guida vers son vagin. — Installe-toi en moi et ne bouge plus. J’aime ...