1. La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de *** (8)


    Datte: 19/06/2022, Catégories: Trash, Auteur: Mir, Source: Xstory

    ... décès.
    
    Mon époux survint alors que je partais. Ses premiers mots furent :
    
    - Comment va l’étalon ?
    
    Mes craintes s’envolèrent : mon époux ne se souciait que de son cheval, il était fort douteux qu’il s’interrogeât plus précisément sur les circonstances de la mort d’Honoré, plus douteux encore qu’il voulût tirer vengeance de l’innocent animal.
    
    Le soir venu, je n’osai interroger Claudine sur… l’accident. Elle me tendit en silence la lettre. Je l’ouvris, m’assurai que c’était bien un écrit compromettant de mon cousin, et la brûlai. Je jetai au feu le reste de mon échange épistolaire : mon imprudence avait eu cette fois des conséquences dramatiques, je ne voulais aucunement que la situation se répétât.
    
    Le fameux coup de pied que la mule avait gardé sept années… Claudine avait fait de même, avec les mêmes conséquences. L’auteur des indignités qui avaient désolé les femmes du domaine avait payé le prix fort.
    
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    Les obsèques d’Honoré (je peinais à évoquer son nom, tant il n’était pas approprié au personnage) devaient se tenir quelques jours plus tard. La veille de l’échéance prévue, les jours de ma soumission mensuelle à mon engrosseur attitré revenaient. Le soir, je m’allongeai donc comme à mon habitude nue sur le lit, ayant la certitude que mon époux n’oserait renouveler l’expérience avec des valets. Personne ne se présenta, je finis par m’endormir dans cette position.
    
    Je fus réveillée par mes propres ...
    ... gémissements.
    
    Jambes écartées, un corps pesant sur le mien, je haletais et gémissais : un sexe me sabrait. Encore endormie, je ne pouvais réagir… mais je réalisai rapidement que je connaissais ce corps, ces jambes, ce braquemart coulissant en moi, ce lent et possessif mouvement me pénétrant : c’était celui de l’homme mystérieux qui me prenait deux fois par mois. J’envoyai mes mains derrière, saisit sa taille pour l’obliger à me posséder plus profondément : qu’il me prît entièrement, qu’il me remplît, effaçant l’humiliation dont j’avais été l’objet lorsque mon époux m’avait livrée à d’autres. Il accéléra, mais arrêta brusquement et se retira.
    
    Je n’osai bouger, m’interrogeant sur les causes de cette interruption : lui aurais-je déplu ?
    
    - Monsieur, je suis navrée si…
    
    Il me retourna délicatement, voilant dans le même mouvement mes yeux avec un pan du drap ; ses lèvres vinrent clore les miennes. Écartant mes jambes, il revint se glisser en moi. Mes gémissements reprirent et s’intensifièrent, d’autant qu’il caressait mes seins et mordait délicatement mes lèvres, au rythme de ses pénétrations. J’attrapai sa taille et entourai ses jambes des miennes, jusqu’à ce que le plaisir me déborde. Mes gémissements devenant cris éperdus, mon amant ferma mes lèvres des siennes, déchargeant en moi en même temps. Il resta allongé un moment sur moi, avant de se relever. Il essuya délicatement mon entrejambe et rabattit draps et couvertures sur moi, sans que je l’eusse vu un instant. Son départ ...