1. La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de *** (8)


    Datte: 19/06/2022, Catégories: Trash, Auteur: Mir, Source: Xstory

    ... dard, de plus en plus dur, puis il se pencha pour en mordre les lobes. Je le suppliai de ne pas laisser de marques que l’on pût voir par mon décolleté, mais il ne m’écoutait pas. Il continuait à lécher, mordre, aspirer, laissant des traces rouges où se posait sa bouche. Au bout de quelques minutes, il cessa et s’écarta légèrement de moi, tout en continuant à me pénétrer. Il chuchota :
    
    - Madame, je pense que votre splendide gorge est assez opulente pour autoriser un petit jeu…
    
    Il tira cruellement un de mes seins vers le haut et, de son autre main, courba ma tête.
    
    - Allez-y, à vous.
    
    Hésitante, je commençais à darder ma langue, caressant timidement mon propre sein. Cette vision lui plut, il entama des mouvements secs en moi.
    
    - Continuez, continuez, et mordez aussi.
    
    Obéissant à son injonction, je me résignai donc à mordiller ma peau déjà rougie. Je n’eux pas à le faire longtemps : il s’enfonça brutalement en moi, dans un râle étouffé annonçant sa jouissance. Son dard pulsant se déversa une fois de plus en moi tandis que son bassin écrasait le mien.
    
    Il se retira, j’essuyai hâtivement mes cuisses.
    
    - Il m’est fort agréable de constater que vous n’avez rien oublié de vos devoirs envers moi. Je vous attends comme à l’accoutumée ce soir, mais j’espère vous voir plutôt dans les cuisines, lieu plus discret : j’aurai alors grand plaisir à vous entendre, Madame, approuver à grands cris de vous faire posséder par la puissance de ma virilité et me supplier de ...
    ... prolonger ma présence en vous.
    
    Atterrée à cette perspective, je couvris rapidement mon décolleté d’un mouchoir pour dissimuler les morsures et le suivit hors de l’abri de la tenture.
    
    Alors que nous parcourions la galerie, Claudine survint, essoufflée.
    
    - Ah, monsieur, monsieur, je dois voir monsieur !
    
    Le valet, lui saisissant le poignet, l’arrêta.
    
    - Monsieur est occupé.
    
    - Mais c’est urgent !
    
    - Allons, qu’est-ce qu’une servante comme vous, au service d’une… (il hésita, je sentis « catin » effleurer ses lèvres) de Madame pourrait bien avoir d’urgent à dire au Comte ?
    
    - Ah, c’est en écurie, le cheval qu’il aime tant ! Venez donc voir, si monsieur le Comte est à ses affaires !
    
    Le valet se renfrogna. Mon époux chérissait ses chevaux, s’il arrivait malheur à l’un d’eux les palefreniers allaient en pâtir et sa mauvaise humeur retomberait aussi sur ses valets.
    
    - C’est bien, j’y vais.
    
    Il nous quitta prestement. Je saisis vivement la main de Claudine.
    
    - Pourquoi m’as-tu donc abandonnée, alors que cet infâme était de retour ? Où étais-tu ? Ne sais-tu pas ce que j’ai dû…
    
    - Madame, ne craignez plus rien, nos problèmes se règlent au moment où nous parlons.
    
    Je me tus. La joie apparente de Claudine n’effaçait pas l’amertume d’avoir dû une fois de plus subir l’assaut du valet, mais elle me rendait plus confiante en l’avenir.
    
    Alors que nous nous dirigions vers mes appartements, de grands cris retentirent dans la demeure.
    
    Je me précipitai vers leur ...
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