1. La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de *** (8)


    Datte: 19/06/2022, Catégories: Trash, Auteur: Mir, Source: Xstory

    ... mise en place d’une machine à eau inspirée de celle de Marly, qui devrait permettre le fonctionnement d’un atelier de tissage à proximité. Toutefois, il me fallait me rendre à l’évidence : m’occuper à d’autres affaires ne réglait pas mon terrible problème.
    
    Une semaine après cette nuit détestable, je finis par me rendre discrètement à l’étage des domestiques, avec la complicité de Claudine. J’entrai dans la chambre que le valet partageait avec un autre et fouillai minutieusement ses affaires, sans rien trouver. Il devait garder la lettre par-devers lui. Il fallait donc que je me trouvasse en sa présence et que, le distrayant, je pusse subtiliser l’écrit compromettant.
    
    La nuit suivante, je me rendis à nouveau au dernier étage, où il se trouvait, portant uniquement mes vêtements de nuit. Le cœur battant, j’ouvris la porte de sa chambre. Les deux hommes présents dormaient. Silencieusement, je secouais l’épaule du valet qui me tenait en son pouvoir. Il se réveilla rapidement, me reconnut sans doute à la leur de la bougie que j’avais laissée dans le couloir et se leva pour me suivre.
    
    - Monsieur, vous avez…
    
    Il ricana.
    
    - « Monsieur » ? Voilà bien des manières,… Madame, vous qui comme vos semblables m’ignorez habituellement !
    
    La colère me saisit : je n’étais justement pas de celles qui méprisaient leurs serviteurs.
    
    - Monsieur, repris-je plus fermement. Vous m’avez laissé entendre que vous aviez en votre possession un document… m’intéressant.
    
    - Oh, non, Madame, ...
    ... un document intéressant plutôt monsieur le Comte, votre époux…
    
    Ce disant, il s’était approché de moi et avait commencé à retrousser mon vêtement de nuit et le sien. Je reculai, jusqu’à me trouver dos au mur.
    
    - … Document toujours en ma possession, Madame, de même que vous… Vous êtes à moi, à moins que vous ne préfériez que je livre la lettre au Comte.
    
    Résignée, je me tus. Il m’entraina vers l’escalier : nous quittâmes le couloir pour nous trouver entre deux étages, à l’écart des chambres. Je l’aidai à achever de retrousser mes habits. Il me pénétra alors que j’étais face à lui, debout contre le mur ; sa poussée entre mes jambes écartées fut telle qu’il me souleva presque du sol. Je le laissai me besogner ainsi longuement, tandis qu’il torturait ma gorge entre ses mains brutales. Il s’efforçait de contrôler ses ahanements, tandis que je me mordais les lèvres pour ne pas gémir.
    
    J’en avais honte… Mon esprit refusait toute domination et n’avait soif que de liberté, mais lorsqu’un corps asservissait le mien, je n’étais plus qu’un sexe soumis au plaisir et heureux de l’être.
    
    Lorsqu’il se répandit en moi, j’étouffai un long cri en me cabrant contre lui.
    
    Il se retira. Alors qu’il s’apprêtait à retourner dans sa chambre, je lui saisis le bras.
    
    - Monsieur, ce document que vous avez…
    
    - J’espère bien vous revoir les nuits suivantes, Madame.
    
    - Ce document, dis-je. Vous devez me le rendre.
    
    - Lorsque je me serai lassé de vous, soyez-en assurée.
    
    Il partit un ...
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