1. Chroniques pénitentiaires d'une rebelle 7


    Datte: 26/05/2022, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Sappho, Source: Hds

    ... sueur, ce ne serait pas du luxe. Les propositions qui vont dans le bon sens, c’est inhabituel en taule. La jeune soupire, un peu gênée. Le rouge aux joues la rend craquante.
    
    – Par contre, je suis désolée, on doit vous demander de laisser vos combinaisons ici.
    
    Prendre des gants pour si peu ? Elle devrait faire un stage d’endurcissement au bloc A. Peu importe, on réintègre le four en petite culotte cinq minutes plus tard.
    
    L’effet est immédiat, les ventilos remplissent enfin leur rôle de régulateur, même si l’air brassé est chaud. Je me sens renaître au bas de l’escabeau. Gaby se penche vers moi, le souffle fait planer les cheveux châtains autour des épaules bien dessinées, résultat de plusieurs années de travail physique.
    
    – Tu me passes la mousse polyuréthane.
    
    Oui, euh... quoi ? Y a pas à dire, la copine est une vraie femme. Je n’ai jamais pris la peine de l’observer, certainement à cause de sa condition un peu spéciale. Les traits sont beaux, réguliers, le menton peut-être un peu carré, ça lui donne du caractère.
    
    – La bombe rouge, là ! se marre-t-elle, la main tendue.
    
    Les longues jambes attirent mon attention tandis que la pro du bidouillage opère. Les cuisses fermes, la taille, les épaules, on dirait une de ces athlète taillée pour la course qui crèvent l’écran de la télé lors des compétitions sportives.
    
    – C’est bon. On attend un quart d’heure que ça sèche, soupire-t-elle en descendant les quatre marches pour se retrouver face à moi.
    
    Les seins de ...
    ... Gaby frôlent les miens, de jolies poires aux pédoncules affriolants dans les petites aréoles sombres.
    
    – Ils sont beaux. Comment... ?
    
    – C’est du lipofilling mammaire. On m’a prélevé une cellule adipocyte dans la fesse, reproduite en masse, ça a donné une graisse réinjectée dans ma poitrine. Aucun risque de rejet puisque la cellule souche vient de moi, aucune cicatrice, effet naturel garanti à vie. Le plus galère a été de rester deux semaines avec les seins dans un emplâtre pour leur donner une forme définitive. On n’arrête pas le progrès.
    
    Je me souviens, on en avait discuté entre copines après les cours. Les femmes avaient recours aux implants à la fin du 20ème siècle, dangereux pour un résultat approximatif, et ces saloperies avaient une durée de vie limitée. Puis il y eu le lipofilling, nommé ainsi car le sujet devait subir une liposuccion douloureuse ; prélever la graisse ressemblait à de la torture à l’époque. Tout ça pour un résultat satisfaisant mais minime. La culture des cellules humaines était encore interdite.
    
    – Et... comment ça se passe ?
    
    Merde, je passe pour une conne à hésiter comme ça, bien sûr qu’elle a compris où je veux en venir.
    
    – Lubrifiant à gogo. Autrement, mon clito est aussi sensible que le tien, je suppose. L’anal aussi, j’adore, et je suis bi. T’as d’autres questions ou on passe directement aux exercices pratiques ?
    
    Sa bouche sur la mienne fait disparaître une dernière hésitation, aussi ridicule que les précédentes. La solitude de ...
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