1. Beau-père (2)


    Datte: 27/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... sont des gloussements à m’en donner la chair de poule derrière ce panneau de bois. Ouf ! La cuisine, le frigo que j’ouvre sans plus de tergiversations. Et je m’assois une seconde pour me remettre de mes émotions. Je dois devenir un peu cinglée en constatant que ces gestes, des mouvements de la vie courante que je faisais avant l’arrivée de l’amant de maman, me deviennent compliqués.
    
    Peur de faire du bruit, de déranger, ou tout simplement la trouille de me retrouver nez à nez avec Julien ? Et de nouveaux frissons me parcourent l’échine en songeant que je suis descendue nue. Ce qui en soi ne devrait dans ma maison, poser aucun problème et pourtant… S’il arrivait là ? Comment est-ce que je ferais pour me sortir de cette impasse ? Faut-il vraiment que j’envisage une fuite rapide ? Quand je dis fuite, c’est plus déménager que mon cerveau enregistre. Le ver est dans le fruit… une fois dans la tête cette pensée m’obsède.
    
    Suis-je restée longtemps sur cette chaise, à la table de la cuisine ? Bon ! Il me faut remonter me coucher. Et au salon, tout est calme maintenant. Ils ont enfin fini leurs galipettes ? Est-ce qu’il fait jouir maman ? Merde alors ! Me voici avec ce genre de réflexions qui me tournent dans le ciboulot. Jouir ! Qu’est-ce que ça peut bien me faire ? Bien sûr qu’elle prend son pied ! Et je dépasse la «zone rouge » sur la pointe des pieds. Il n’y a plus de lumière. En dorment-ils pour autant ?
    
    Dingue cette manière qu’à mon palpitant de s’affoler sur deux ...
    ... mètres et de ne plus vouloir reprendre un rythme de croisière normal ensuite. Je souffle en m’alitant. La lampe ! L’éteindre et fermer les yeux… oui ! Mais de là à pioncer, il y a un fossé, que dis-je, un abime, que ma tête se refuse à franchir. Ruminer… pester ne sert pas à grand-chose. Oui, mais voilà, je ne commande plus rien de cette foutue vie. Je suis obnubilée par ce type. Et lui… c’est ma propre mère qu’il baise. J’en deviens vulgaire ! Me calmer vraiment devient une priorité absolue. Bien beau de le penser et c’est nettement plus difficile à réaliser.
    
    Qu’est-ce qui m’arrive, bon sang ? Ce ventre qui, jusque-là n’a jamais rien demandé est une fois encore à quémander des câlins. Je me branle donc avec en toile de fond derrière mes paupières closes, la main qui monte et descend, une veste qui masque tout durant l’entracte et des doigts étrangers qui se faufilent sous ma culotte. Les images sont là, ancrées en moi, photographies d’un long moment agréable au possible. Et mes draps prennent cher, ils reçoivent le fruit de mes tripatouillages nocturnes.
    
    J’émerge de ma nuit nauséeuse au son des cloches de l’église. Il pleut surement pour que leur tonalité semble si proche. L’ouverture de mes volets confirme mon impression. Un crachin ensevelit les environs sous sa bruine humide. Le miroir me renvoie le reflet de ma bouille grise comme le temps. Un effort pour un brin de toilette, et vêtue d’une robe de chambre bien peu seyante, ma descente vers la cuisine se fait avec une ...