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Beau-père (2)
Datte: 27/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... sorte de lassitude. Ils sont là ! Maman a un sourire long comme le bras. Lui… eh bien, je ne saurais dire ce qu’il pense. Ses quinquets s’attachent à me déshabiller ? Peut-être que c’est mon état d’esprit qui me fait voir tout de travers. Mon café a ce matin lui aussi le gout des mauvais jours. Maryse comme d’habitude reste sautillante et joyeuse. Pas étonnant avec ce qu’elle a pris cette nuit… ça rend heureux le sexe ? — Ça va ce matin ? Il flotte et nous qui comptions aller faire une balade en forêt… Tant pis, je vais aller faire deux ou trois courses, tu viens avec moi ? — Pas trop envie de sortir sous la pluie, maman. — Ce n’est pas bon de rester tout le temps dans ta chambre, ma chérie. — J’ai un bon bouquin. Et puis… que dit la météo ? — Je n’en sais rien. Ça devrait s’arranger en fin de soirée. C’est juste la queue d’un orage qui nous dégringole sur le nez. Julien s’est abstenu d’ouvrir le bec. Il est assis face à moi, me dévisageant sans un mot. C’est toujours maman qui remet son grain de sel dans la conversation. — Tu ne seras pas seule de toute façon. Julien veut ranger un peu les outils de ton père. Alors si tu as besoin de quoi que ce soit… — Maman ! J’ai vingt-quatre ans, tu sembles l’oublier souvent. — Oui. C’est que pour moi tu restes et demeureras éternellement mon «bébé ». Elle rit aux éclats et se décide d’un coup. — Ce n’est pas tout ça ! Je file au centre commercial. Julien, je peux prendre ta voiture ? La mienne est ...
... encore au garage ! — Tiens ! Les clés sont là ! Et le feu follet disparait par la porte d’entrée. Son ami se lève et suit des yeux sa bagnole avec au volant celle qu’il a fait crier cette nuit. Il se tourne vers moi. — Tu n’as pas peur de rester avec un vieux pervers ? — … ? Je vais retourner dans ma chambre… vous savez où sont les outils, n’est-ce pas ? — Une façon polie de me rembarrer ? À moins que la partie «chambre» soit en fait une invitation à poursuivre nos folies cinématographiques ? Qu’en penses-tu ? Tu as apprécié mes trop rapides caresses ? — … Ça ne va pas ? Il y a un truc qui déconne chez vous ? — Pas le moins du monde. Et tu ne t’es jamais dit que peut-être ta mère est d’accord avec moi ? Que nous jouons tous deux ? — Un jeu bien dangereux à mon sens. — Oui ? Mais j’ai senti aussi que tu n’étais pas aussi indifférente à ce que je t’ai fait. Je sais reconnaitre une femme qui a envie et tu mouillais hier quand je te touchais. — Bon ! Cette conversation n’a pas lieu d’être. Je reviendrai quand maman sera de retour. Je m’enfuis. Oui ! C’est le bon terme. Je me barre pour ne pas montrer le trouble qui m’envahit. Même les trémolos de ma voix sont perceptibles. Et je m’essouffle dans les quelques marches qui mènent à ma piaule. Mon lit… je m’y assois avec cette angoisse d’être seule dans la maison ! Je crains et espère tout à la fois… Alors quand le visage masculin apparait, je ferme les yeux. Je sais ce qui va se passer, le pressens, et ...