1. Les frasques d'Édith (7)


    Datte: 20/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... l’endroit. Dès que ses yeux frôlent ce que contient le lieu, la brune reste bouche bée.
    
    — Un beau bébé, n’est-ce pas ? Tu apprécies ?
    
    — Mais… il est énorme ! Vous… vous savez vous servir de ce truc-là ?
    
    — Oui ! C’était mon métier ! La mer c’est mon paradis à moi. Gaston me le laissait à disposition, toute l’année. Même lorsqu’il n’était pas ici, j’avais le droit de m’en servir et crois moi, je ne m’en suis pas privé.
    
    — Alors, pourquoi voudriez-vous que ça change ? Les choses qui marchent n’ont pas besoin d’être défaites, qu’en dites-vous ?
    
    — … Heureux de t’entendre parler de la sorte.
    
    — Je ne saurais pas de toute façon conduire un pareil monstre. Il faut sans doute un permis ?
    
    — Oui. Mais si tu veux, je t’emmènerai avec Aurore. Elle adore venir pêcher de temps en temps.
    
    — Et vous attrapez des poissons ?
    
    — Quelques fois des maquereaux ! De beaux bars aussi… c’est une très bonne cuisinière également, tu verras ! Enfin si tu apprécies notre région et si tu nous gardes comme amis bien sûr !
    
    — Là encore, je ne vois pas pourquoi nous devrions ne pas nous entendre.
    
    — Les gens du patelin me disent spécial. N’écoute pas tous les ragots sur Aurore et moi, fais-toi ta propre opinion. Quant à ...
    ... ta baraque, beaucoup te chanteront qu’elle est hantée, n’en crois pas un mot. C’est juste les plaintes du vent qui court sur tes terres... La chanson de la mer et de l’air, rien de plus.
    
    — Je vois !
    
    — Bien. Je vais te laisser prendre tes marques dans la maison. Mais il y a si longtemps qu’elle attend de la jeunesse, cette demeure. Je crois qu’elle va t’adopter pour de bon. Aime là et elle t’adorera.
    
    — Vous allez rentrer à pied ?
    
    — La belle affaire ! Il n’y a guère plus de deux cents mètres à travers la lande. Aurore va venir… j’espère que vous serez des amies. C’est une chouette gosse.
    
    Auguste, bourru, solide comme un de ces rocs qui découpent la côte, vient de la planter là, face à un bleu lointain. Un reflet de ce ciel qui au-dessus de sa tête s’ingénie à lui faire un clin d’œil. Tout est beau, tout semble trop parfait. Et ce bonhomme… il émane de lui une force tranquille. Édith ne peut s’empêcher de suivre la silhouette massive qui n’est déjà presque plus qu’un point qui rétrécit dans le paysage. Elle se sent très bizarre. Le type gagne à être connu. Une petite pointe étrange qui la titille quelque part au fond de sa cervelle. Après tout, elle est en vacances non ?
    
    Fin de la première partie ! 
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