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Les frasques d'Édith (7)
Datte: 20/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
La factrice vient de passer le bras par la portière de sa voiture jaune. Une enveloppe blanche, d’un format classique est avalée par la boite à lettres de la maison d’Édith. La jeune femme derrière ses vitres a juste entrevu le geste de la préposée postale. De la publicité encore et toujours ! C’est un flot ininterrompu toute l’année désormais. La brune se demande où les entreprises, les commerces vont chercher le papier qui envahit nos vies. Toujours plus, malgré l’autocollant :« Pas de pub ! Merci » qu’elle a pris soin pourtant d’apposer bien en vue sur la façade de sa boite. Plus personne ne sait donc lire de nos jours ? Elle finit de faire la toilette de ses orchidées et nonchalamment, elle va, d’un pas de sénateur vider le cube où la femme de lettres a déposé son fardeau. Surprise ! Ce n’est pour une fois, pas des flayers ou de la réclame pour les magasins des alentours. Non ! Ce pli est plus inquiétant, frappé du sceau de notre bonne vieille République. Marianne et son drapeau, mauvais présage ? Il semble pourtant à la propriétaire des lieux qu’elle est en règle avec son percepteur, qu’elle n’a commis aucune infraction au Code de la route. Alors ? Pour en avoir le cœur net, elle va devoir ouvrir la messagère. Le coupe-papier émet un son curieux, déchirant le silence de la terrasse, où la belle, après que la lame de celui-ci taille dans le vif du sujet se soit installée. Un après-midi de rêve, pas un seul nuage dans un ciel d’un bleu estival. Une fin de juillet ...
... calme. La lettre s’étale au grand jour et Édith lit avec stupeur son contenu. En fait, il s’agit d’un notaire tout à fait inconnu qui lui adresse une convocation. Celle-ci fait référence à la lecture d’un testament. Il s’ensuit un tas de hiéroglyphes notariaux dont le charabia échappe totalement à l’entendement de la brune. La date du rendez-vous est fixée pour la semaine à venir, le vendredi. Mais la jeune femme du haut de ses trente-quatre années n’a aucune idée d’une personne pouvant lui laisser quoi que ce soit. Ses parents sont décédés depuis pas mal de temps et la maison qu’elle occupe est son héritage. Donc impossible de définir la provenance d’un éventuel leg. Quant au numéro noté dans la missive administrative, il est aux abonnés absents. Au bout de plusieurs tentatives, Édith renonce à avoir plus d’explications et elle se dit que l’invitation peut aussi être l’occasion d’une sortie en ville. Elle range donc le courrier et note sur son agenda le rendez-vous. Et puisqu’il fait un temps à paresser, elle reprend ses activités quotidiennes d’un après-midi ordinaire. Elle retire chacun de ses vêtements, les plie consciencieusement et les dépose sur un siège à la salle de bain. Puis nue comme d’habitude, elle va se faire dorer au soleil du jardin. Là, étendue sur sa balancelle, elle oublie l’heure et le temps, rêvassant de ces nuits d’amours passées, souvenirs agréables, mais qui s’éloignent chaque matin un peu plus. Alors, sous une brise légère, elle prend son ...