1. Les frasques d'Édith (7)


    Datte: 20/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... sorte de force, oui, une force tranquille. Ils discutent surtout de ce Gaston qui a laissé la maison à Édith.
    
    Apparemment le type a eu une vie d’aventurier, riche et haute en couleur. Mais aussi bon soit le repas, qu’un moment il doit prendre fin. La brune arrivante propose ses services au petit brin de femme pour la vaisselle, mais Aurore refuse catégoriquement. Elle suggère que Auguste mène la jeune propriétaire vers la bâtisse dont le toit est visible de leur cour.
    
    — Tonton peut vous accompagner et il vous fera visiter. Il vous montrera ce que vous devez impérativement savoir. Le compteur électrique, celui de l’eau, et plein de petites choses utiles… Vous vous sentirez moins perdue. Je passerai plus tard pour vous faire un petit coucou. S’il vous manque quoi que ce soit, notez-le et si c’est dans mes cordes je vous arrangerai cela !
    
    — Vous êtes sympas ! Et puis… nous n’avons, vous et moi, que très peu d’écart d’âge ! Le tutoiement serait plus… enfin moins cérémonieux si ça ne te dérange pas.
    
    — Bien sûr, j’allais te dire la même chose, les grands esprits se rencontrent toujours…
    
    — À tout à l’heure donc.
    
    — C’est valable pour moi aussi ma jolie ?
    
    — Pardon ?
    
    — Le « tu », je peux l’adopter également ?
    
    — Mais oui, Auguste, vous pouvez. Par contre… je garde un « vous » poli pour vous !
    
    L’homme, entre cinquante et soixante ans, impossible à définir plus justement, cheveux châtains et tempes légèrement grisonnées, a un regard franc. Il monte sagement ...
    ... à côté de la conductrice et le véhicule reprend le chemin sablonneux qui mène à la dernière maison. Pour Édith, c’est d’abord un immense choc. Massive, trapue, et basse comme pour survivre au vent, la bâtisse est faite de pierres de granit. Typique de la côte bretonne, par ses formes elle parait indestructible. Un cadeau royal !
    
    — Voilà, c’est chez toi !
    
    — …
    
    — Tu as perdu ta langue ?
    
    — Je suis… époustouflée. Que ceci soit réellement à moi est un rêve tout éveillé.
    
    — Gaston était un type bien.
    
    — Je ne le connaissais pas, vous savez ?
    
    — Lui me parlait souvent de tes parents… le notaire nous a dit qui tu es !
    
    — Ah ! Je n’ai jamais eu connaissance de leur histoire commune.
    
    — De braves gens, si j’en juge par l’affection que leur portait Gaston. Mais… tu t’extasies toute la fin de journée ou nous allons ouvrir cette bicoque ?
    
    — Je… je vous suis.
    
    — L’entrée est là ! Depuis ta terrasse, tu as une vue imprenable sur la mer. Mais entrons.
    
    Édith fouille dans son sac, à la recherche du trousseau de clés remis par Bianca Buzzati. Enfin d’une main qui tremble terriblement, elle arrive à ouvrir la porte peinte, comme tous les volets d’un bleu… marin. Dans l’entrée, il reste encore un ciré jaune pendu à une patère. Auguste s’avance alors et lui montre un recoin qui cache un compteur.
    
    — Viens voir ! Ici, il te suffit d’appuyer sur ce bouton vert. Et tu vois… les lampes et les prises sont en service. Si ça disjoncte, le premier endroit à visiter, c’est ...
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